Association Sorézienne

Les anciens soréziens ayant fait carrière militaire


Noms, dates d'entrée et de sortie de l'Ecole, date du décèsNotices historiques
Charles-Louis-Auguste FOUQUET,
Maréchal de BELLE-ISLE

(1694?-1700?) + 1761

et

Le Chevalier Louis-Charles-Armand, son frère
(170?-170?) + 1747

BELLE-ISLE (Charles-Louis-Auguste FOUQUET DE) , duc de Gisors, marquis de Belle-Isle-en-Mer, comte des Andelys et de Vernon, vicomte de Melun, baron de Vaux, prince du Saint-Empire, grand d'Espagne, maréchal de France, ministre de la guerre, membre de l'Académie française, chevalier de la Toison d'Or, chevalier des Ordres du Roi.
Petit-fils du surintendant Nicolas Fouquet, le maréchal de Belle-Isle naquit à Villefranche-de-Rouergue le 22 septembre 1684. Entré aux mousquetaires en janvier 1701, capitaine dans Royal-cavalerie le 7 janvier 1702, il servit d'abord à l'armée d'Allemagne, sous Catinat, et à l'armée du Rhin, sous Villars. Blessé le 14 octobre 1702 à la bataille de Friedlingen, blessé une seconde fois à l'assaut du fort de Kehl le 6 mars 1703, il reçut encore une troisième blessure dans la même campagne à la bataille d'Hochstedt. Promu, le 11 janvier 1705, mestre de camp d'un régiment de dragons, il passa à l'armée d'Italie, où il se fit blesser une quatrième fois, le 19 avril 1706, à la bataille de Ca1cinato. Il était, en effet, de ceux qui ne se ménagent pas, et il oubliait souvent son rôle d'officier pour se battre au premier rang en simple cavalier. Envoyé en 1708 à l'armée de Flandre, sous le duc de Bourgogne, il fut enfermé dans Lille et blessé une cinquième fois pendant le siège. Le 12 novembre, il fut nommé brigadier de dragons et, le 5 juillet 1709, mestre de camp général des dragons en remplacement du marquis de Hautefeuille. Maréchal de camp en 1718, il suivit le maréchal de Berwick en Espagne et prit part aux sièges de Fontarabie, Castel-Léon, Saint-Sébastien et Urgel.
Au retour, il se trouva compromis dans une affaire d'échange de terres, restée obscure, mais assez grave, paraît-il, pour lui faire perdre quelque temps la faveur du roi. Le 1er mars 1724 il fut même enfermé à la Bastille pour deux mois, puis exilé à Carcassonne. Mais cette éclipse ne dura guère et, en 1730, on le retrouve commandant les camps de la Moselle et de la Haute-Meuse, et dirigeant les travaux des fortifications de Metz. Promu lieutenant général le 22 décembre 1731, il repartit pour l'Allemagne où l'attendaient des années de guerre et les plus bruyants revers mêlés aux plus brillantes victoires. Le 18 juillet 1734 il s'emparait de Philipsbourg après soixante trois jours de siège; le 27 septembre 1735 il remportait la victoire de Bingen, et le 25 janvier 1741 il était nommé ambassadeur extraordinaire et plénipotentiaire en Allemagne pour y négocier en secret la nomination de l'Électeur de Bavière au trône impérial. Maréchal de France le 11 février, il fut chargé du commandement de l'armée de Bohême et commença, le 1er novembre, la fameuse campagne qui l'a rendu illustre. Le 26, il s'emparait de Prague par une surprise de nuit qui est restée classique dans l'histoire sous le nom de " l'Escalade de Prague ". La Bohême conquise, Belle-Isle revint à Francfort pour y assister, avec une magnificence digne de son grand-père Fouquet, au couronnement de l'Électeur de Bavière comme empereur d'Allemagne, sous le nom de Charles VII. A la suite de ces événements, le roi le fit duc de Gisors, et l'empereur chevalier de la Toison d'or et prince du Saint-Empire.
Mais la série des revers allait succéder à celle des triomphes. Ayant rejoint son armée et s'étant enfermé avec elle dans Prague investie, Belle-Isle y fit une belle et longue résistance, de juillet à décembre 1742. Dans la nuit du 16 au 17 décembre, jugeant la partie perdue, il sortit de la ville avec ses troupes, laissant dans la place Chevert avec quelques centaines de grenadiers. Avec une habileté extraordinaire, il réussit à dérober son départ à l'armée assiégeante, et en sept journées de marche, par l'hiver le plus rigoureux, au milieu des plus incroyables souffrances, il conduisit à Egra ses régiments abîmés, s'y reposa quelque peu et continua à battre en retraite sur le Rhin où il ne ramena que 7,000 hommes. La Retraite de Prague est restée aussi célèbre que son Escalade. Quelque temps après, le maréchal se tint en défensive sur la ligne du Rhin, et il avait même dessiné un retour offensif et repris Fribourg lorsque, le 20 décembre 1744, il tomba dans une embuscade, fut fait prisonnier et amené en captivité en Angleterre, où il resta jusqu'au 13 août 1745.
Le 10 novembre 1746, Belle-Isle fut appelé au commandement de l'armée du Piémont. Ce fut sa dernière campagne de guerre, marquée par les prises de Castellane (20 janvier 1747), de Villefranche (11 juin) et de Vintimille (20 octobre). Nommé pair de France le 24 avril 1749, membre de l'Académie française le 20 juin, il devint ministre d'État le 16 mai 1756 et ministre de la guerre le 3 mars 1758. Il s'y montra aussi bon administrateur qu'il avait été grand homme de guerre; on lui doit la réorganisation de l'École militaire et la création de l'ordre du Mérite militaire.
De sa deuxième femme, Marie-Casimire de Béthune, le maréchal de Belle-Isle avait eu un fils unique en 1732, le comte de Gisors. Colonel du régiment de Champagne à vingt et un ans, ardent et brave, Gisors semblait appelé à une vie aussi illustre que celle de son père, lorsqu'il fut tué par un boulet, à l'armée du Rhin, en 1756. N'ayant pas eu d'enfant de son mariage avec Diane de Mancini, et le lieutenant général de Belle-Isle, frère cadet du maréchal, étant mort aussi sans enfants, la postérité du surintendant Fouquet. se trouva éteinte à la mort du maréchal de Belle-Isle qui eut lieu à Versailles le 26 janvier 1761.
Il est probable que le prestige de ce Maréchal issu de cette Ecole contribua, quelques années après, à avancer la candidature de Sorèze comme Ecole Militaire.

Le Chevalier Louis-Charles-Armand De FOUQUET de BELLE-ISLE, son frère; lieutenant général. Militaire ardent et de grande ambition, mais plein de sagesse et de raison dans sa vie privée, le chevalier de Belle-Isle, qui naquit en 1693, était à ce point de vue l'opposé de son frère le maréchal. Aussi leurs amis les avaient-ils surnommés celui-ci Imagination et celui-là Bon-Sens. Mêlé à toutes les guerres de l'époque, déjà célèbre par de nombreux faits d'armes, le chevalier s'était notamment distingué en 1741, sous les ordres de son frère, pendant le siège de Prague. Mais il désirait ardemment obtenir comme lui le bâton de maréchal, et il exposait hardiment sa personne, cherchant dans chaque combat une illustration nouvelle. C'est ainsi qu'il trouva la mort le 19 juillet 1747 au col de l'Assiette, dans un des plus brillants et des plus enragés combats d'infanterie que mentionnent nos annales. Vingt et un bataillons piémontais, munis d'une nombreuse artillerie, s'étaient retranchés au col de l'Assiette dans une enceinte de rochers et de fortes palissades. Le lieutenant général de Belle-Isle reçut l'ordre de forcer le passage. Il attaqua le col avec son infanterie et livra un premier combat de quatre heures de durée au pied des retranchements sans pouvoir y pénétrer. Six mille Français furent tués sur place. Alors BeIle-Isle, formant une colonne d'officiers et la mettant en tête des régiments Bourbonnais et Artois, tenta une seconde attaque désespérée. Saisissant le drapeau de Bourbonnais, aux quartiers bleu d'azur et violets, et le brandissant au-dessus de sa tête, il marcha au premier rang et courut planter le drapeau sur les retranchements piémontais. Puis, pour ne pas l'abandonner, il saisit des deux mains les palissades. Les deux mains coupées, il s'accrocha aux palissades avec les dents et se fit tuer sur place avec les colonels de Gohas et de Brienne et presque tous les officiers. Les deux régiments se firent hacher sur le corps de leur général. Le soir, Bourbonnais, le plus éprouvé, n'avait plus que 2 officiers et 140 hommes présents. Sans compter les blessés, il avait eu 60 officiers et 830 hommes tués. Quel magnifique exemple de ténacité et d'honneur militaire! Et quel général que celui qui sait inspirer à ses troupes d'aussi admirables élans !
LA PEROUSE
(175?-175?) + 1788
LA PÉROUSE (LE COMTE JEAN-FRANÇOIS DE GALAUP DE). Chevalier de Saint-Louis, chef d'escadre. Il naquit au Gô, près d'Albi, le 22 août 1741. Il existe sur lui, à Sorèze, une tradition intéressante comme indication de caractère. Un jour, Sous Dom Fougeras, un désordre grave était survenu dans la division des Collets Rouges, et le surveillant, connaissant mal l'esprit de l'École, s'efforçait de se faire donner par un élève les noms de ses camarades les plus coupables. Sur le refus hautain de l'élève, le surveillant se fâche: " Galaup de La Pérouse, parlez, ou gare à la verge de fer! - Frappez, Monsieur, répond le Collet-Rouge, mes épaules seront de plomb ".
Garde de la marine le 19 novembre 1756, La Pérouse, après plusieurs embarquements, se trouvait le 20 novembre 1759 sur le Formidable, à la bataille engagée près de Belle-Isle entre l'escadre du maréchal de Conflans et la flotte anglaise de l'amiral Haakes. Blessé d'un éclat de mitraille, il fut fait prisonnier.
Enseigne de vaisseau le 1er octobre 1764, il fit, sur la frégate "la Seine", une campagne de plusieurs années au Bengale et en Chine. Lieutenant de vaisseau le 4 avril 1775, il fit plusieurs campagnes de guerre sous le comte d'Estaing et se distingua surtout, en octobre 1779, dans un beau combat qu'il livra avec un bâtiment léger de 26 canons contre un brick anglais d'égale force et un vaisseau de ligne. Il prit le brick à l'abordage et s'enfuit, emmenant sa prise sous le feu du vaisseau de haUt bord.
Capitaine de vaisseau en avril 1780, il livra, le 21 juillet, avec deux frégates, un des plus rudes combats de l'époque, contre six frégates anglaises escortant un convoi qu'il réussit à disperser et à couler en partie.
En 1782, à la tête du "Sceptre", de l'"Astrée" et de l'"Engageante", il fit dans la baie d'Hudson une magnifique campagne de guerre, détruisant tous les forts et les établissements que les Anglais avaient dans ces parages.
En 1785, il partit, avec les frégates l'Astrolabe et la Boussole, pour l'immortelle expédition, plus scientifique que militaire, d'où il ne devait pas revenir. Le but était de reconnaître le passage du Nord-Ouest, puis de redescendre au Sud pour étudier les mers et les côtes du Japon, les îles de la Nouvelle-Hollande et les autres terres du Sud.
Parties de Brest le 1er août 1785, les frégates descendent l'Atlantique, doublent le cap Horn, remontent le Pacifique, touchent aux îles de Pâques, aux îles Sandwich, et atteignent en juillet 1786 le mont Saint-Élie, sur la côte nord-ouest de l'Amérique. Elles redescendent au Sud sur Macao et Manille, touchent à Formose en avril 1787, explorent le détroit de Corée, les côtes du Japon, les côtes de la Tartarie chinoise, et arrivent en septembre au Kamtchatka, où elles trouvent des nouvelles de France venues par la Sibérie.
Le roi envoyait à La Pérouse de nouvelles instructions et le brevet dix fois mérité de chef d'escadre.
L'expédition quitte le 29 septembre la baie d'Avatscha, fait une vaine tentative pour découvrir le passage du Nord-Ouest, redescend droit au Sud et atteint le 8 décembre l'île Maouna, dans l'archipel des Navigateurs, où elle a le malheur de perdre le capitaine de Langle et 12 hommes massacrés par les indigènes.
La Pérouse continue sa route, découvre le 27 décembre l'île Vavao et mouille, le 26 janvier 1788, à Botany-Bay d'où il expédie en France les dernières nouvelles, reçues sur l'expédition. Il annonçait son départ pour l'exploration de la Nouvelle-Calédonie, après quoi il comptait rentrer en Europe par l'"Ile-de-France".
Depuis lors le plus profond mystère plana sur les frégates. Ce ne fut qu'en 1826 qu'un capitaine anglais, Dillon, en découvrit les débris à l'île de Vanikoro.
La France envoya un navire commandé par le capitaine Dumont-d'Urville, qui put reconstituer en partie le drame final de l'expédition de La Pérouse.
L'"Astrolabe" et la "Boussole" s'étaient brisées sur des hauts-fonds en vue de la côte, à une époque inconnue. Une partie des équipages avait péri; l'autre partie s'était sauvée dans l'île, y avait vécu plusieurs mois, construisant un bateau léger avec les débris des deux frégates, avait repris la mer sur cette grande embarcation et avait probablement péri dans un nouveau naufrage.
Dumont-d'Urville rapporta en France, en 1828, un grand nombre d'objets ayant appartenu aux deux frégates et retrouvées par lui au fond de la mer.
Ces précieux souvenirs ont été disposés sur une pyramide à l'entrée du Musée de la Marine, au Louvre.
(Marcel Séméziès, dans le Sorézien du Siècle - 1800-1900)

Certains biographes ne croient pas devoir admettre que François de Galaup ait été élevé ailleurs qu'au collège des Jésuites d'Albi. Mais la tradition Sorézienne veut qu'il ait passé quelque temps à l'Ecole naissante, et c'est pourquoi nous avons maintenu cette notice.

Joseph-Saturnin
Comte de PEYTES DE MONTCABRIÉ

(1750-1755) + 1819
Né le 9 août 1741 à Toulouse. Garde de la Marine en 1756, enseigne de vaisseau et chevalier de Saint Louis en 1764, lieutenant en 1777, il fit la guerre d'Amérique sous l'amiral De Grasse et y reçut une troisième blessure et le grade de capitaine de vaisseau. De 1786 à 1790 il exerce différents commandements à Terre-Neuve et à Saint Domingue. En 1791, il rentre en France, est destitué et arrêté. Sous l'Empire, il se tient à l'écart et ne réapparaît qu'à la Restauration où Louis XVIII lui accorde le grade et la retraite de contre-amiral, la grand-croix de l'ordre royal de Saint Louis, et le titre de comte. Il inventa avec Laval le vigigraphe en 1798.
Buste inauguré lors des fêtes de Pentecôte le 22 mai 1899.
Il mourut le 20 septembre 1819 au château de Beaucru, appartenant à son gendre, le comte de Lacary, et est inhumé à Roquettes (Haute-Garonne). Sur la pierre tombale, il est écrit :
Ci git
Messire Saturnin Joseph
Comte de PEYTES MONCABRIER
Contre amiral Commandeur
de l'ordre royal et militaire
de St Louis
chevalier de Cincinatus
né le 9 août 1741
Il consacre cinquante années
de sa noble carrière au service
du roi et de la patrie
Il la termina chrétiennement
le 20 septembre 1819
emportant dans son tombeau
les regrets de son roi de son
auguste famille
et ceux de ses nombreux enfants
petits enfants et amis
coeurs inconsolables de sa perte
RIP
Antoine Bernard Victor ANDREOSSY
(176x-176x) + 1819
Cousin d'Antoine-François, il était né à Ventenac, dans l'Aude, le 9 août 1747. Reçu à l'Ecole du génie de Mézières il en sort ingénieur ordinaire. Dès 1777, le voici capitaine du génie, et au moment de la guerre avec l'Espagne, chargé d'organiser différents camps retranchés en bordure des Pyrénées. Blessé en 1793, il continue à servir contre les espagnols, passe à l'armée d'Italie, puis d'Helvétie, où il devient général de brigade. Quelques années plus tard, il est inspecteur général du génie, enfin commande le génie du 3ème corps de la Grande Armée. En 1806, provisoirement à la tête du génie de la Grande Armée, il est chargé de missions à l'intérieur, sert en Autriche (1809). Mis à la retraite (1814), il mourut cinq ans après à Antibes le 14 novembre.
Jean-Jacques-Basilien GASSENDI
(1761-1764) + 1828
De Digne, où il était né le 18 décembre 1748, venait le futur général de Gassendi. Descendant d'une famille de robe, il entre en 1767 au corps royal d'artillerie. Douze ans plus tard, on le retrouve capitaine par commission au régiment de la Fère-Artillerie, où il a sous ses ordres le lieutenant Napoléon Bonaparte. Capitaine de bombardiers en 1788, il est promu en 1791 chevalier de Saint Louis, puis deux ans après chef de bataillon et sous-directeur d'artillerie à l'armée des Pyrénées Orientales. Affecté à l'armée d'Italie, il participe au siège de Toulon et à diverses actions. Chef de brigade en 1796, il commande des parcs d'artillerie à l'armée d'Angleterre, puis à Dijon. Il passe le Saint Bernard, sert à Marengo, est promu général de brigade le 14 septembre 1800, puis commande l'école d'artillerie d'Auxonne. Inspecteur général de l'artillerie et général de division en 1805, il est l'année suivante Conseiller d'Etat. Les faveurs impériales ne lui sont pas ménagées : Napoléon fait de lui un comte d'Empire (1809), un grand officier de la Légion d'Honneur (1811), un grand croix de l'Ordre de la Réunion, et un sénateur (1815), le gratifiant en outre de nombreuses dotations. Comme tant d'autres, il fait, en 1814, danser son cheval aux portières du roi, ce qui lui vaut la croix de Saint Louis et le titre de pair de France, mais Napoléon lui pardonne et lui confirme son titre. Exclu à la seconde Restauration, il sera cependant réintégré en 1819 et mourra à Nuits (Côte d'Or) le 14 décembre 1828. A écrit un Aide-mémoire des officiers d'artillerie attachés au service de la terre (Metz 1789).
Jean-François-Aimé, Comte DEJEAN
(1759-1766) + 1824
Fils de Pierre Dejean, maire perpétuel de Castelnaudary, et de Marie de Fabry, il y est né le 6 octobre 1749. Elève à Sorèze de 1759 à 1766, avec son frère aîné. Entre le 1er janvier 1768 à l'école du génie de Mézières. A sa sortie de Mézières, il passe dans différentes garnisons, gravissant les degrés de la hiérarchie, capitaine en second en 1777 et ingénieur en chef en Picardie de 1781 à 1791. En 1792, il sert à l'armée du Nord, où il dirige les sièges de nombreuses places fortes. Général de brigade en 1794, il est l'année suivante général de division et commande par interim les troupes franco-bataves. Il devient ensuite l'un des inspecteurs généraux du génie (1799), inspecteur général des fortifications, participe à la dernière campagne d'Italie avec Bonaparte, devient conseiller d'Etat, puis pendant huit ans (2 mars 1802-1810) "ministre de l'administration de la guerre". Napoléon ne lui ménage pas ses faveurs, lui conférant le Grand Aigle de la Légion d'Honneur, le titre de comte d'Empire et d'inspecteur général du génie en 1808, et lui octroyant plusieurs dotations. Renvoyé en 1810 pour avoir demandé un budget plus important que celui qui lui était alloué, il exerce plusieurs commandements, préside la commission militaire qui juge le général Malet. Louis XVIII fait de lui un pair de France, et aux Cent-Jours il devient inspecteur général du génie. Exclu de la Chambre des Pairs à la seconde Restauration, il mourra à Paris le 12 mai 1824 d'une crise d'apoplexie. Gouverneur de l'Ecole Polytechnique sous Louis XVIII, puis directeur général des subsistances au Ministère de la Guerre. Son éloge funèbre a été prononcé au cimetière de l'Est par le général baron Haxo.
Marquis Dominique-François-Joseph BRUNET De CASTELPERS-PANAT
(1765-1768) + 1795
Fils d'un chef d'escadre des armérs du roi; il naît à Albi le 30 août 1752. Brillant élève à Sorèze. Après avoir servi dans différents régiments (régiment d'infanterie de la Sarre, régiment d'Artois), il termina sa carrière en 1786 comme maréchal de camp. En 1786, il se retirait à Toulouse où il cultiva les Belles-Lettres et fut mainteneur des Jeux Floraux. Bel esprit érudit, poète délicat, il fut reçu en 1787 mainteneur des Jeux Floraux, et il prononça en 1788 l'éloge de Clémence Isaure. Elu député de la noblesse pour la sénéchaussée de Toulouse le 7 avril 1789, il démissionna et émigra et mourut à Londres le 29 juin 1795.
Joseph-Magdelaine MARTIN
(1766-1771) + 1815
Rien ne semblait le désigner pour le métier des armes. Fils d'un négociant de Saint Béat, où il était né en janvier 1753, il entreprit d'abord de succéder à son père. Mais la Révolution change ses projets d'avenir et il s'engage au 3ème bataillon de volontaires de la Haute-Garonne. En janvier 1792 il est capitaine, puis à la fin de l'année lieutenant-colonel de son bataillon. De l'armée du Midi, il est muté à celle d'Italie, participe au siège de Toulon, et le 20 décembre 1793 se voit nommé général de brigade à titre provisoire. Martin passe alors à l'armée des Pyrénées, exerce différents commandements notamment sous Pérignon et se voit confirmé dans son grade. Fait prisonnier à Puigcerda, on lui confie à son retour le commandement du département des Pyrénées-Orientales (septembre 1795-mars 1796), puis celui de la Lozère. De 1797 au 18 brumaire, il représente aux Cinq-Cents la Haute-Garonne. En février 1801, il est employé dans la 10ème division militaire, réformé, puis au mois de juin nommé préfet des Pyrénées-Orientales. Il prit sa retraite en 1811 et mourut quatre ans plus tard à Toulouse, le 29 septembre, Rue de l'Orme Sec No 1.
Jacques-Maxime-Paul De CHASTENET De PUYSEGUR
(176x-176x) + 1820
Né en 1755, il sert au régiment du Vivarais, émigre au Portugal où il est employé comme colonel de l'armée portugaise. En 1814, on le retrouve à Bordeaux où il facilite au duc d'Angoulême l'entrée dans la ville. La même année il est promu maréchal de camp puis lieutenant-général et capitaine des gardes de Monsieur. En 1816 il commande la 9ème division militaire et meurt à Paris quatre ans plus tard le 19 mars 1820.
Jean-Baptiste
PREVOST De SANSAC,
Marquis de TRAVERSAY

(1764-1768) + 1833
Descendant d'une maison fort ancienne, il naît à la Martinique en 1754 d'un père capitaine de vaisseau et de Claire Duquesne. Entre dans la Marine en quittant Sorèze. Il est garde de la Marine en 1768. Il sert aux Antilles et dans la guerre d'indépendance où il se distingue. Capitaine de vaisseau à trente ans, il émigre en Suisse en 1790. Dès 1790, il avait pris part à 17 campagnes.
C'est en Suisse que le Prince de Nassau lui propose au nom de Catherine II une place dans la marine russe. De Traversay accepte, et au 15 mars 1792, il est porté sur les registres comme absent, en Russie pour congé. Entrant dans la marine russe comme contre-amiral, il reçoit bientôt le commandement des forces de terre et de mer de la Crimée et à ce titre aménage le port de Sébastopol. Alexandre Ier fait de lui un ministre de la Marine, et au cours de la guerre de 1812 il use de son influence pour intervenir en faveur des prisonniers. En 1828, il abandonne le ministère. Elevé par Nicolas Ier à la dignité de membre du Conseil de l'Empire, il mourut à Saint Petersbourg en 1833. Avant de fuir pour la Suisse d'où il sera appelé par Catherine II, il était monté dans les carrosses de Louis XVI, lequel l'avait remercié pour ses nombreux services - dont sa participation remarquable lors de la bataille de Chesapeake qui mena à l'indépendance des États-Unis - en l'honorant du titre de Marquis de Traversay.
Vous pourrez en savoir bien plus sur son parcours fabuleux en lisant "Traversay, Un Français, ministre de la Marine des Tsars", écrit par Madeleine du Chatenet, et paru chez Tallandier, collection "Figures de proue".
Jean-Joseph-Ange
Comte d'HAUTPOUL-SALETTE

(1764-1771) + 1807
Descendait d'une souche fort ancienne; puisque dès 936 un de ses ancêtres était seigneur d'Hautpoul. Tel autre de ses pères avait participé à la croisade, mourant sous les murs d'Antioche. Né le 13 mai 1754 au château de la Salette, dans le Tarn, il sert à 17 ans comme engagé volontaire dans les dragons de la légion du Dauphiné. Maréchal des logis en 1776, il est sous-lieutenant l'année suivante. En 1792, il brûle les étapes : capitaine en mars, il est lieutenant-colonel au mois d'août. Le 15 octobre 1793, il contribue à la délivrance de Maubeuge. Exclu comme noble en 1794, il est maintenu à la demande formelle de ses hommes, belle récompense s'il en fut pour un officier. Chef de brigade la même année, il se signale le 13 septembre 1795 au combat de Blankenberg, est blessé à l'épaule devant Altenkirchen, et se voit promu divisionnaire en octobre 1796. Il commande différents corps et se bat courageusement à Engen et Biberach (3 et 9 mai 1800). Inspecteur général de la cavalerie l'année suivante, on le retrouve en août 1805 où il commande sous Murat la 2ème division de cuirassés à la réserve de cavalerie de la Grande Armée. Le 2 décembre, il enfonce à Austerlitz le centre russe, chargeant à la tête de ses hommes. Nommé sénateur avec une pension annuelle de vingt mille francs, il est à Iena, à Lübeck, au combat de Hoff. Le 8 février 1807, il charge plusieurs fois à Eylau où un Biscayen lui fracasse la cuisse. Transporté au château de Voren, le général d'Hautpoul, Grand Aigle de la Légion d'Honneur, expira au milieu d'atroces souffrances. L'Empereur fit ramener son corps à Paris et ordonna que 24 canons pris sur l'ennemi à la bataille d'Eylau seraient fondus pour faire ériger à Gaillac une statue équestre du général d'Hautpoul dans le costume de général de division de cuirassés.

On croit retrouver le premier membre connu de cette famille en Bernard-Raymond, qui contribua en 936, conjointement avec Pons 1er, comte de Barcelone, et Ermengarde, vicomtesse de Béziers, à la fondation de l'abbaye de Saint Pons de Thomières, et qui négocia et souscrivit en 960 à un traité de paix. On croit qu'il fut le bisaïeul de Pierre-Raymond de Hautpoul, qui suivit le comte de Toulouse, Raymond de Saint Gilles, en Palestine, et de Guillaume Pictavin de Hautpoul. Depuis le 13ème siècle, on voit la famille se diviser en plusieurs branches, telles que celles de Félines, de Cassagnolles, de Ventajou et de Salettes.

Louis-Marie-Joseph-Maximilien
CAFFARELLI DU FALGA

(1767-1774) + 1799
Frère de l'évêque et du général, il était né le 13 février 1756 au château du Falga. Entre à l'école du génie de Mézières. En 1775, est lieutenant en premier à Mézières, capitaine en 1791, mais suspendu l'année suivante pour avoir protesté après le 10 août contre la déchéance de Louis XVI et refusé de prêter serment à l'Assemblée Législative. Rentré au Falga, il est arrêté et emprisonné à Toulouse. Il y restera 14 mois, étudiant l'économie politique et les langues étrangères. Réintégré en 1795 et promu chef de bataillon. Il sert en Allemagne où il se distingue au passage du Rhin. Grièvement blessé, il doit être amputé d'une jambe. Il revient au Falga pour un long repos. Caffarelli n'en renonce pas pour autant au service et avec une jambe de bois il rejoint l'armée de Sambre et Meuse. Général de brigade du Génie en 1797, il participe à la préparation d'une descente en Angleterre, puis passe à l'Armée d'Orient, où il prend le commandement du génie. Il prend part à la prise de Malte le 9 juin 1798, débarque à Alexandrie le 1er juillet, il est au combat de Chobrakhit, à la bataille des Pyramides, au combat de Salheyeh, suit Bonaparte en Syrie en 1799 et c'est là, sous les murs de Saint Jean d'Acre, où il dirigeait les travaux d'investissement, qu'il devait mourir des suites d'une nouvelle blessure au bras droit le 27 avril 1799. Son bras avait été amputé le 9 avril. Membre de l'Institut d'Egypte et de l'Institut de France. Bonaparte, qui l'aimait beaucoup, emporta avec lui à son retour en France son coeur dans un coffret d'argent et son bras qu'il remettra par la suite à son frère cadet Marie-François-Auguste. Plus tard, Napoléon dira à Ste Hélène : "Caffarelli aimait la gloire, mais plus encore les hommes". A l'ordre du jour du 28 adressé par Bonaparte à l'armée d'Orient, on trouve : "l'Armée perd un de ses plus beaux chefs; l'Egypte un de ses législateurs; la France un de ses meilleurs citoyens; les sciences un homme qui remplissait un rôle célèbre".
Au début de la Révolution, une Déclaration des Droits de l'Homme fut rédigée par le futur général Caffarelli. Après la mort de sa mère en 1786, il avait quitté pour un certain temps le service et au Falga, le soir, pour se délasser il donnait aux enfants du village des leçons de lecture, d'écriture et d'arithmétique. Il s'intéressait aussi aux questions économiques et sociales et plus tard il sera nommé membre de l'Institut dans la classe des sciences morales et politiques.
Son buste, l'un des premiers, fut inauguré dès 1859.
* Nicolas-Antoine,
Comte SANSON DE RIDDAGSHAUSEN

(1780?-1792) + 1824
Né le 5 décembre 1756 à Paris. Professeur de mathématiques à l'Ecole, il s'engagea à l'âge de 36 ans le 1er mars 1792 aux volontaires du Tarn. Capitaine de bataillon en 1795 et envoyé à l'armée d'Italie, il assista aux sièges de Pavie et de Mantoue, à toutes les batailles de la campagne et en revint avec trois blessures et le grade de colonel. Désigné par le général Caffarelli, il part pour l'Egypte et y reste les quatre années de l'occupation. Après avoir été de toutes les batailles et de toutes les aventures, il revint en France avec de nouvelles blessures et le grade de général de brigade. Après ses campagnes d'Allemagne, de Prusse et de Pologne, devint Général de division le 1er juillet 1807. Employé en Espagne en 1808 et 1809, en Russie en 1812, il est fait prisonnier pendant la retraite et ne rentre qu'en 1814. Mis à la retraite le 18 octobre 1815, il meurt à Paris le 29 octobre 1824.
Commandeur de la Légion d'Honneur. Etait l'oncle de Nicolas-Rémi Paulin*, professeur de mathématiques et de fortifications à l'Ecole.
(* = non ancien élève, mais professeur)
François-Xavier CASTAÑOS
(1765-1767) + 1852
Futur duc de Baïlen. Né à Madrid en 1758, à la sortie de Sorèze, il part pour l'Allemagne se perfectionner dans l'art militaire. En 1793, on le retrouve colonel à l'armée de Navarre où il se bat contre la France. Quatre ans plus tard, Charles IV le nomme maréchal de camp, et, peu de temps après (1798), lieutenant-général. Banni de la cour pour son opposition aux accords de Bayonne, il demeure incertain quelque temps sur le parti à suivre, puis passe à l'insurrection. Bientôt à la tête de vingt mille hommes, il engage les opérations contre les français avec des alternatives de succès et de revers : vainqueur de Dupont à Baïlen, battu par Lannes à Tudela. A son retour, Ferdinand VII le comble d'honneurs et de dignités, le nommant capitaine général de Catalogne, Grand-croix de Saint Ferdinand, et conseiller d'Etat. De 1825 à 1833, Castaños siège au Conseil de Castille. En 1843, il retourne aux affaires, remplace Espartero à la tête du gouvernement, devient tuteur de la jeune reine, Grand d'Espagne, Grand-croix de la Légion d'Honneur, et meurt comblé de titres à Madrid le 24 septembre 1852.
Gonzalo O'FARRILL
(177x-177x) + 1831
Adhéra à la dynastie des Bonaparte. D'une famille irlandaise émigrée, il avait vu le jour à La Havane le 22 janvier 1754. Au début de sa carrière, il se bat de 1793 à 1795 contre les troupes françaises et obtient en 1796 le grade de lieutenant général; mais Charles IV le nomme deux ans après ambassadeur à Berlin. En 1807, il reprend du service et commande en Toscane puis en Baltique des contingents espagnols au service de la France. De retour en Espagne, il se rallie à Joseph Bonaparte qui en fait son ministre de la Guerre le 7 juillet 1808. Dans ses nouvelles fonctions, il essaie de rassembler tous les espagnols autour du roi Joseph, écrivant à Castaños comme aux autres chefs de l'insurrection pour "les rappeler à leurs devoirs". Condamné à mort au retour des Bourbons comme traître à son roi et à sa patrie, il gagne la France où il meurt dans la retraite et la pauvreté le 19 juin 1831, après avoir écrit un long mémoire pour justifier son action politique.
Jacques-Etienne FORNIER De FENEROLS
(1773-1778) + 1806
Né à Fénérols, entre Labruguière et Escoussens le 28 décembre 1761, il étudia à Castres puis à Sorèze. Il était d'une famille de petite et récente noblesse, second fils d'un chevalier de Saint Louis, capitaine au régiment de Navarre, et de Marie-Henriette de Passemar de Saint André. Cadet gentilhomme à Condé-Dragons en décembre 1779, il est capitaine au 20 juin 1792, servant à l'armée des Ardennes, puis à celle du Nord. Chef d'escadron l'année suivante, il est suspendu par les représentants du peuple en mission près de cette armée et incarcéré aux Orphelins d'Arras. Après six mois de détention, il est libéré et réintégré. Chef de brigade à titre provisoire en juillet 1795, il est confirmé l'année suivante. De 1797 à 1799 il sert dans différentes armées, se bat à Zurich. En 1800 il est à Hohenlinden et deux ans plus tard reçoit sa nomination de général de brigade. En 1803 il commande une colonne en Vendée sous Gouvion Saint Cyr, passe l'année suivante au camp d'Amiens et devient commandeur de la Légion d'Honneur. En 1805, De Fornier sert sous le général Klein, commandant une brigade de la 1ère division de dragons. Le 2 décembre, il est à Austerlitz et meurt à l'ennemi l'année suivante, tué d'un éclat d'obus au combat de Golymin (Pologne), le 26 décembre 1806.
Pierre Jean-Baptiste Constant
Comte de SUZANNET

(177x-177x) +1815
Né au château de La Chardière, près Chavagnes-en-Paillers, en Poitou, en 1772. Il était cousin de La Rochejaquelein. Commença de servir aux Gardes françaises. Il émigra en 1791, fit campagne à l'armée des princes, prit part à l'expédition de Quiberon en 1795, luttant aux côtés de Charette, il dut prendre la route de l'exil et se réfugia en Suisse. En 1799 il revient en France et devient l'un des chefs du soulèvement royaliste. Arrêté en 1800, il est emprisonné au Temple, au château de Dijon, puis au fort de Joux, il s'évade en 1802 et est gracié par l'Empereur. Il se réfugie en Allemagne, regagne la France en 1807 et en 1814 Louis XVIII fait de lui à la Restauration un maréchal de camp. Aux Cents-Jours, il regagne la Vendée où il organise l'insurrection. C'est là qu'il trouva sa fin, au combat de La Roche Servière, tué par les hommes du général Lamarque le 20 juin 1815. Il est inhumé à Maisdon sur Sèvre.
Antoine-François, Comte ANDREOSSY
(1773-1775) + 1828
Descendant d'un écuyer originaire du duché de Lucques, qui s'établit au XVIIème siècle à Castelnaudary, il y naquit le 6 mars 1761. A vingt ans, il est aspirant d'artillerie, lieutenant en 1784, capitaine-commandant en 1792. Affecté d'abord à l'armée de la Moselle, il passe en 1794 à celle d'Italie, où il participe au siège de Mantoue et prépare la bataille d'Arcole. Le 16 novembre 1797, Bonaparte le nomme général de brigade à titre provisoire. D'Italie, il est muté à l'armée d'Angleterre et prépare les bateaux destinés au débarquement. En 1798 le Directoire confirme son grade et il passe à l'armée d'Orient où il exerce plusieurs commandements, se signalant à Chebreiss. C'est ensuite le Syrie comme adjoint au chef d'Etat-Major Berthier, puis le retour en France où sert de chef d'Etat-Major à Bonaparte le 18 Brumaire. En 1800, il est général de division, assure différents commandements, se voit confier en 1803 l'ambassade de Londres. Deux ans plus tard, on le retrouve aide-major général de la Grande Armée, puis en 1806 ministre plénipotentiaire à Vienne. En 1809, il est en Allemagne aux côtés de l'Empereur, qui l'accable de titres et de dignités, faisant d'Andréossy un comte d'Empire, un gouverneur de Vienne, un grand aigle de la Légion d'honneur, puis en 1810 un membre du Conseil d'Etat. De 1812 à 1814, il représente la France à Constantinople. Aux Cent-jours, il est pair de France et commande la première division militaire. Nommé en 1821 directeur général des subsistances au ministère de la Guerre, il devait mourir sept ans plus tard le 11 septembre 1828 à Montauban d'une fièvre cérébrale, après avoir été élu l'année précédente député libéral de Castelnaudary. Membre de l'Académie des Sciences. D'autres biographies
Henri De PEYTES De MONTCABRIÉ
(177x-177x) + 1833
Comme son père Joseph-Saturnin, il servit dans la marine. Garde de la marine en 1781, il est lieutenant de vaisseau en 1789. Destitué en 1793, on le réintègre deux ans plus tard comme capitaine de frégate. En 1806 il est à Hambourg où il demeure plusieurs années. A son retour en 1811 il est promu capitaine de vaisseau et commande le Sceptre. Contre-amiral en 1818, il devait mourir en 1833 au château de Poyen (Seine et Marne) après cinquante-deux ans de service, dont dix-neuf à la mer.
Joseph-Secret PASCAL-VALLELONGUE
(177x-177x) + 1806
Né à Sauve (Gard) le 14 avril 1764, sort de l'Ecole des Ponts et Chaussées, est en 1788 ingénieur des Etats du Languedoc. Employé quatre ans plus tard à divers travaux de fortifications, il est promu le 20 juin 1794 capitaine du génie à l'armée du Nord. L'année suivante il est au siège de Mayence, puis à l'armée des Alpes où il dirige la destruction des forteresses du Piémont. En 1797, il organise la défense des iles ioniennes, rejoint l'armée d'Orient (1798); mais fait prisonnier à Aboukir, il doit subir une dure captivité qui se terminera, piquant détail, grâce à ses talents de poète (il envoya une pièce de vers à la femme de l'ambassadeur anglais, qui le fit délivrer). Libéré, il occupe plusieurs postes au ministère ou dans les Etats-majors, jusqu'à son affectation à la Grande Armée et à sa nomination de brigadier (1805). L'année suivante, on l'envoie à l'armée de Naples, et il participait, sous Campredon, au siège de Gaète quand, le 12 juin, il est mortellement blessé d'un éclat d'obus à la tête et meurt cinq jours plus tard à l'hôpital de Castellone.
Honoré-Théophile-Maxime,
Comte GAZAN DE LA PEYRIERE

(1775-1781) + 1845
Né le 29 octobre 1765 à Grasse. Général de division. Pair de France. Guerres de la Révolution, Huntzbourg, Iéna, Smolensk, La Moskova, Saragosse.
Le général Gazan (1765-1845) par Natalya Goutyna.
Thèse d'histoire contemporaine
Sous la direction du Professeur Jean Tulard
Ecole Pratique des Hautes Etudes.
Le général Gazan est resté jusqu'à ce jour un des "oubliés de la gloire"; il n'existe aucune étude sérieuse sur sa carrière qui mérite toutefois d'être connue du grand public. Il fut un des grands généraux du Premier Empire, un de ceux qui contribuèrent de façon décisive à faire changer la face de l'Europe. On le voit à l'armée du Rhin combattre "des rois conjurés"; en Vendée pourchassant les hommes de Charrette; à Zurich au siège de Gênes aux côtés de Masséna. Puis on le rencontre en Europe Centrale avec la Grande Armée et en Espagne où il restera jusqu'à la première abdication de l'Empereur. Une carrière brillante, riche en expériences, fabuleuse à raconter, et injustement négligée par les historiens.
Les recherches s'organiseront autour de neuf lignes directrices :
Les origines (1765-1780). Ses études au collège de Sorèze, célèbre à l'époque, pour comprendre les facteurs qui le déterminèrent à préférer la carrière des armes
Sous l'Ancien Régime (1780-1789) Développement des idées politiques de Gazan au début de la Révolution qui le pousseront à s'engager dans l'armée républicaine. L'esprit politique de son régiment (canonniers garde-côtes d'Antibes) est très important pour comprendre son engagement.
Aux armées de la Révolution (1789-1799). Les grades militaires successifs qui le mèneront à celui de général de brigade en avril 1799, à travers les opérations militaires sur le Rhin et dans l'Ouest.
Dans le sillage de Masséna, justement réputé pour être un des meilleurs généraux de son temps. La recherche se concentrera sur les relations entre les deux généraux et l'expérience acquise par Gazan au cours de la campagne en Suisse et du siège de Gênes dans l'ombre de ce grand général.
Séjour en Italie (1800-1805). Du point de vue de sa participation aux tâches liées au service et de son développement personnel.
La Grande Armée (1805-1807). Rôle de la division Gazan pendant les campagnes, notamment aux batailles de Durrenstein, d'Iéna et d'Ostrlenka.
La guerre d'Espagne (1808-1814). Gazan resta pendant six ans en Espagne et finit la guerre sous les murs de Toulouse le 10 avril 1814 en qualité de chef d'état-major de l'armée des Pyrénées. Examen détaillé de ses expériences, de ses opinions, de sa conduite, et des opérations qu'il a menées dans la Péninsule.
Les Cent-jours. Le retour de Napoléon fut une grande épreuve de loyauté pour tous ceux qui avaient servi sous ses drapeaux; il est intéressant d'étudier de ce point de vue la conduite de Gazan.
Sous la Restauration (1815-1845). Ses activités à la Chambre des Pairs, ses relations avec la nouvelle cour, leur influence sur sa carrière, et ses sentiments envers le régime de Louis-Philippe, en comparaison avec ceux d'autres généraux de l'Empire.
Les sources d'informations sur le sujet choisi sont abondantes. Du dossier Gazan aux archives du Service Historique de l'Armée de Terre (Château de Vincennes) aux lettres du général à ses collègues, ses amis et sa famille. Il est nécessaire de consulter également les dossiers de ses camarades et supérieurs comme Masséna, Lannes, Suchet, etcà Les autres sources à explorer sont constituées par les correspondances et mémoires des officiers ayant servi sur le même théâtre des opérations que Gazan, et surtout de ceux qui le connurent en personne.
Enfin l'étude et la traduction des mémoires russes, notamment ceux du général Ermolov, paraissent utiles, d'une part pour comparer les points de vue des côtés adverses, et d'autre part pour révéler au public français des récits d'une grande valeur historique jusque-là inconnus en France.
Gazan est mort à presque 90 ans dans sa propriété de La Peyrière le 9 avril 1845.
Son nom figure sur l'Arc de Triomphe de l'Etoile.
Il était décoré de la croix de Grand Officier de la Légion d'Honneur.
Jean-Marc De ROYERE
(1776-1780) + 1844
Né au château de Peyreaux, près de Condat le Jardin, en Dordogne le 27 juin 1765 du Vicomte de Peyreaux. Neveu de Monseigneur de Royère, évêque de Castres. Page du Comte de Provence, capitaine de dragons en 1785, il émigrera en 1790, servira dans l'Armée des Princes, voyagera dans presque toute l'Europe, gagnant sa vie, notamment comme vendeur de chevaux et dresseur. En 1794, il est en Espagne et sert dans la légion du marquis de Saint Simon. Il passe en Angleterre où il est major du régiment des hulans britanniques du colonel de Charmilly. En 1798, il est en Prusse où il dirige un haras royal. Il voyage en Lithuanie et devient premier écuyer du roi de Prusse. Il rencontre à Dantzig Louis Bonaparte et devient son ami. A son retour en France en 1801, Napoléon lui propose la direction du haras de Saint Cloud. Il refuse et lui écrit de mettre Louis XVIII sur le trône. Il se retire au château de Lom, en Corrèze, y épouse Alexandrine de Failly, fille du comte de Failly fusillé à Quiberon. En 1816 il est nommé à l'école de cavalerie de Saumur par Louis XVIII, et en 1819, on le retrouve à la tête des haras de Strasbourg puis en 1825 à la direction du dépôt d'étalons de Libourne. Il prend sa retraite en 1830 et mourra en 1844 au château de Lom.
Ange Jean Michel Bonaventure
DAX DE CESSALES
marquis d'AXAT

(1776-1781) + 1847
Né le 11 juin 1767 à Bouleternère, cadet gentilhomme à l'École militaire en 1782, sous-lieutenant dans Bassigny en 1784, émigré en 1792, est allé en Espagne où il a fait les campagnes de 1793-1794-1795, soit comme volontaire dans un corps d'émigrés, soit comme officier dans le bataillon de la Frontera, incorporé en 1796 dans le régiment de Bourbon, rentré en France en 1797, chef de bataillon en 1817, reçu chevalier de l'ordre royal et militaire de St Louis en 1814 par Monsieur, comte d'Artois, chevalier de la Légion d'honneur et du Lys, maire de Montpellier pendant toute la restauration (1814-1830), exilé au Cent jours, créateur et fondateur avec le baron Fabre du musée Fabre de Montpellier, il reçut magnifiquement Monsieur, comte d'Artois en 1814 arrivé le 12 octobre (il resta jusqu'au 14). Ce dernier posa à cette occasion, le 13, la première pierre pour le rétablissement de la statue équestre du roi Louis XIV sur l'Esplanade du Peyrou (après la dépose et la fonte pendant le période révolutionnaire en 1792 de la précédente, érigée le 27 février 1718), le duc d'Angoulême en 1815 qui fit une entrée véritablement triomphale le 7 novembre (il resta jusqu'au 10), puis la duchesse d'Angoulême (fille du roi Louis XVI et seule survivante de la famille royale emprisonnée au Temple, libérée en 1795) ... en 1823 reçue avec de grands honneurs et dans la liesse par la population de Montpellier et de la région venue en grande masse l'accueillir du 6 au 7 mai et du 21 au 23 où les honneurs qui lui furent réservés eurent un plus grand éclat encore, il assista au baptême du duc de Bordeaux, il fut appelé par lettre close du roi Charles X à assister à son sacre à Reims, il y fut présent - en tant que maire d'une des "bonnes villes du royaume" - dans les stalles du chœur de la cathédrale, lors de la cérémonie et fut à cette occasion autorisé à monter dans les carrosses du roi pour s'y rendre, il fit ériger en 1828 par la ville une statue du roi Louis XVI (dont il avait posé solennellement la première pierre le 11 novembre 1819), place du Marché aux fleurs (statue déposée dès 1830 et remisée jusqu'en 1967 par la ville, aujourd'hui à Louisville aux Etats-Unis où elle fut inaugurée le 12 juillet de la même année après avoir été offerte par M. François Delmas, maire de Montpellier, à l'occasion du jumelage des deux villes), il démissionna en 1830 ne voulant pas prêter serment à la monarchie de Juillet, il agrandit les forges et laminoirs d'Axat (Aude) créés par un arrêt du conseil du roi et des lettres patentes du roi Louis XV en 1756 qu'il fit passer sous le statut de "société anonyme des forges d'Axat", approuvé par ordonnance royale du roi Louis-Philippe du 19 septembre 1837, faisant atteindre le niveau de 140 tonnes d'acier annuelles à la production en 1849.
Il avait épousé Anasthasie Guignard de Saint-Priest, fille d'Emmanuel, comte de Saint-Priest, ancien ambassadeur du roi à Lisbonne, Constantinople puis La Haye, lieutenant-général des armées du roi, dernier ministre de la Maison du roi Louis XVI, pair de France en 1815, et de Constance de Ludolf.
Décédé au château de St Georges de Vénéjan (Gard) le 18 août 1847, il fut inhumé à Montpellier au cimetière de l'hôpital général.
François-Marie-Auguste,
Comte CAFFARELLI

(1776-1783) + 1849
Né le 7 octobre 1766 au château du Falga, comme ses frères. Il était le dernier de dix enfants. Au cours des exercices de 1775, gagna le Prix de fortifications. Après de bonnes études à Sorèze, il est incorporé en 1785 dans les troupes du roi de Sardaigne et y demeure jusqu'au 1er juin 1792. L'année suivante, il s'engage au 15ème Dragons, le ci-devant "Noailles-Dragons", et de 1793 à 1795 sert à l'armée des Pyrénées Orientales. Aide de camp du général de Nucé, puis de Dagobert, il est blessé au combat de Truillas le 22 septembre 1793. En mars 1794, il est nommé provisoirement adjudant-général chef de brigade, et Pérignon le note alors comme "un officier distingué". Confirmé dans son grade par le Comité de Salut Public l'année suivante, il passe à l'armée de Sambre et Meuse. Le 4 juin 1797, il est chef de brigade de la 9ème légère, puis est affecté à l'armée d'Allemagne et à celle du Rhin. En janvier 1800, il est adjudant-général dans la garde consulaire, combat à Marengo, et deux ans plus tard (16 mars 1802) est promu général de brigade. A l'armée des Côtes de 1803 à 1805, il se voit en 1804 chargé d'une importante mission à Rome auprès du pape, pour décider Pie VII à venir sacrer Napoléon. L'année suivante (1805), il est gouverneur des Tuileries et général de division. Au mois d'août, promu aide de camp de l'empereur, il sert en cette qualité à la Grande Armée. Après avoir exercé divers commandements et s'être battu à Austerlitz, il est nommé ministre de la Guerre et de la Marine du Royaume d'Italie, chevalier de la couronne de fer et Grand Aigle de la Légion d'Honneur. En mai 1810, il rentre en France, est nommé comte et envoyé servir en Espagne. De là, il passe à Trieste, retourne en Espagne où on lui confie le commandement des troupes du 4ème gouvernement (provinces de Biscaye et de Santander). Il reste trois ans dans la péninsule ibérique, luttant tantôt contre les anglais, tantôt contre les guerillas, occupe différents postes importants, notamment celui de commandant en chef de l'armée Nord. Rappelé en France en 1813, il reprend ses fonctions d'aide de camp puis en avril est placé à la tête des corps de la Garde Impériale restée à Paris. Il est gouverneur du palais de l'impératrice qu'il reconduira à Vienne avec le roi de Rome en 1814. A son retour, il commande la 1ère subdivision de la 13ème division à Rennes. Pendant les Cent-Jours, de nouveau aide de camp, il commande la 1ère division militaire. Après une mission à Metz il sert à l'armée de la Loire, puis est admis à la retraite à compter à partir du 1er janvier 1816. En 1831, il est nommé Pair de France, et compris dans le cadre de réserve de l'Etat-Major général. Toujours en 1831 lors du sac de l'archevêché de Paris, il sauve Mgr De Quelen, l'ancien secrétaire de son frère, devenu archevêque de la capitale, menacé d'être massacré par la foule en colère. L'année suivante, il devient Secrétaire de la Chambre haute, et huit ans plus tard rapporteur de la commission chargée de l'examen du projet de loi relatif au transfert des cendres de l'Empereur. Le général De Caffarelli finit ses jours le 23 janvier 1849 au château de Leschelle (Aisne) "laissant le deuil chez tous ceux qui le connurent".
Il avait épousé Julienne Blanche Louise d'Hervilly, fille du comte d'Hervilly qui fit campagne en Amérique et commanda la Garde Constitutionnelle de Louis XVI avant d'émigrer. Il participa à l'expédition de Quiberon, sera fait prisonnier et fusillé comme Philippe de Caffarelli, frère de son futur gendre.
Il est aussi intéressant de noter que l'épouse du général de Caffarelli sut résister aux avances de l'Empereur, tout en demeurant son amie sincère. Les pistolets du général.
Son nom figure au sud de l'Arc de Triomphe de l'Etoile.
Marie-Etienne
De BARBOT

(1781-178x) + 1839
Fils d'un conseiller au Parlement de Toulouse, il y naquit le 2 avril 1770. Fit toutes les guerres de la Révolution et de l'Empire. Il s'engage et est capitaine dans un bataillon des volontaires de la Haute-Garonne. Lieutenant-colonel en second l'année suivante (1792), il figure à l'armée des Alpes, sert au siège de Toulon, puis dans les combats contre les espagnols. En 1799, il écrase à Montréjeau les insurgés royalistes du Midi. Puis, après avoir occupé différents postes, s'embarque en 1804 pour les Antilles où il prend la capitale de la Dominique. A son retour, il est affecté à la Grande Armée, soumet les insurgés de Westphalie, et de 1808 à 1813 sert en Espagne où il participe à de nombreuses actions et reçoit le grade de brigadier. Blessé au genou lors du repli des troupes françaises, il commande en 1814 le département du Gers, puis ceux de l'Ariège et de la Haute-Garonne. Lieutenant-général en 1821, il assure différents commandements, notamment celui de la 10ème division militaire à Toulouse. Il prit sa retraite en 1835 et meurt quatre ans plus tard à Toulouse le 16 février. Il est inhumé au cimetière de Terre Cabade à Toulouse. Barbot était un homme de conscience et un coeur noble qui se singularisa plus d'une fois au cours de sa carrière ; et nous évoquons ici deux actions où il se signala : La première fois, envoyé en 1799 comme Adjudant-Général dans le département de Haute-Garonne, il écrase à Montréjeau avec sa petite troupe les 5000 insurgés royalistes commandés par le Comte de PAULO. Jules de PAULO, ancien Sorézien, est lui-même fait prisonnier. On peut comprendre là que le compte de ce ci-devant Comte était bon. Mais Etienne BARBOT avec été condisciple de PAULO à l'Ecole de Sorèze ; et, pris de pitié, BARBOT le laissa s'enfuir. Jules alla se cacher en Espagne et de là, quand arriva l'amnistie, revint à Paris.
La seconde fois, en 1807, BARBOT toujours Adjudant-Général, était avec ses troupes près d'Hersfeld où un officier français venait d'être assassiné. Il reçoit l'ordre d'aller dans cette ville, de fusiller 30 habitants, d'en envoyer 100 autres en exil en France et d'ordonner le pillage de la ville. Il arrive à Hersfeld et vite convaincu de l'innocence des habitants, BARBOT n'arrêta ni ne fusilla personne et ne fit pas piller la ville par ses troupes. Les habitants reconnaissants voulurent lui faire un présent qu'il refusa. Etienne BARBOT qui avait interprété à son gré les ordres donnés s'en tira bien mais n'eut pas de longtemps d'avancement.
Jules-Antoine, Comte De PAULO
(177x-178x) + 1804
Fut l'un des chefs de l'insurrection royaliste du Midi en 1799. Battu à Montréjeau, il ne doit son salut qu'à son ancien condisciple à Sorèze le général de Barbot qui le fit évader. Amnistié par Bonaparte, il faillit devenir prince impérial, car, selon le comte de Mont Gaillard, "il plaisait fort à Hortense de Beauharnais et encore plus, dit-on, à Joséphine Bonaparte; on parlait mariage, mais sa jactance et ses indiscrétions ne convinrent pas au premier consul". Exilé en Languedoc, il mourut en 1804 d'un accident de cheval. En 1799, dans le Lauragais, menacé déjà par les patriotes du département du Tarn, rassemblés à Lavaur, le comte Jules avait remporté quelques avantages. Issu d'une famille célèbre et qui avait donné un Grand Maître à l'Ordre de St Jean de Jérusalem, décoré du titre de brigadier des armées du roi, il était jeune, plein d'ardeur, et aspirait à la gloire. Après avoir établi le quartier général de la petite armée royaliste dans son château de Terraqueuse, il voulut soumettre les petites villes voisines. Après avoir sommé celle de Calmont et y être entré, il mit en fuite les patriotes de Mazères qui accouraient au secours de ce lieu; mais sa droite fut, peu de temps après, menacée par une colonne républicaine venue du département du Tarn, puis constamment poursuivie en direction de l'Ouest. Son armée, forte de milliers d'hommes, pressée de toutes parts, peu aguerrie et mal armée, s'empare toutefois de St Gaudens et de Montrejeau, mais en face, venant des Pyrénées, il y avait Barbot !
Henri Du VERGIER,
Comte de La ROCHEJAQUELEIN

(1782-1785) + 1794
Né le 30 août 1772 au château de la Durbelière, dans la commune de Saint Aubin de Baubigné (Deux-Sèvres), d'un officier de cavalerie et de Constance de Caumont d'Ade. Au sortir de Sorèze, à treize ans, il sert à Royal-Pologne-Cavalerie "acheté par son père l'année précédente". En 1791 il refuse à prêter le serment prescrit aux officiers par l'Assemblée Constituante et démissionne. Peu après, le jeune Henri entre dans la garde Constitutionnelle du Roi. Au Dix Août, il fait le coup de feu contre les émeutiers, échappe au massacre, se cache à Paris, puis prend la route du logis paternel. Après le Dix Août, il alla rejoindre au château de Clisson, près de Bressuire, son cousin le marquis de Lescure. Les paysans le supplient de se mettre à leur tête et d'organiser le soulèvement qui commence. Après avoir hésité, il répond à leur appel en leur disant : "Si j'avance, suivez-moi; si je recule, tuez-moi; si je meurs, vengez-moi".
En avril 1793, il rejoint l'insurrection vendéenne. D'abord simple "divisionnaire". Il est victorieux des armées républicaines aux Aubiers, à Beaupréau, à Argenton le Château. Il prend Thouars et bat le général Chalbos à Fontenay le Comte. Le 10 juin 1793, il rentre à Saumur. Le 15 juillet, il se porte au secours de Bonchamp à Martigné-Briand et bat le 4 septembre le général Marceau à Chantonnay. Après la défaite de Cholet le 11 octobre, à la mort de Bonchamps, à la demande de D'Elbée et malgré son jeune âge, il est élu, généralissime de l'Armée Catholique et Royale, à l'unanimité, le 19 octobre 1793. C'est un bien lourd fardeau pour ses bien jeunes épaules que cette "succession anarchique ... toute semée ... de complots, dont la trame va se développer aisément" (dixit le comte d'Avrigny). Il se met cependant à la tâche avec fougue, essayant de faire cesser les divisions dans les rangs vendéens et d'imposer un plan de campagne. Vainqueur à Laval et à Château-Gontier, il est battu à Dol et au Mans. Il cherche alors à sauver "ce qui reste de la Vendée errante", en repassant la Loire. Par manque de bateaux, ce passage tourne au désastre (16 décembre 1793). Seuls, Monsieur Henri, Stofflet, La Ville-Baugé peuvent franchir le fleuve avec un petit peloton. Abandonné de ses hommes, le généralissime n'est plus qu' "un proscrit, qu'une fatigue intense saturait dans tout son corps". La Rochejaquelein ne se laisse pas abattre, il veut reprendre le combat et regrouper une nouvelle armée. Au 24 janvier 1794, il a autour de lui un millier d'hommes. Il s'empare de Chenillé, pousse vers Nuaillé. Le 28 janvier, il s'y heurte " à une escouade d'incendiaires " et engage la poursuite avec quelques cavaliers. Un Bleu est rejoint. Monsieur Henri le somme de se rendre : l'homme répond en tirant. Le "jeune héros" est tué sur le coup, fauché en pleine jeunesse, il n'avait pas vingt-deux ans... Qui sait ce qu'il fut devenu ! ... (Parole de Napoléon à Sainte Hélène).
Il est intéressant de noter que parmi les morts du combat de Laval (22 octobre 1793) où La Rochejaquelein fut vainqueur, figurait un de ses anciens camarades de Sorèze, d'un an son cadet, le capitaine d'artillerie légère Joseph Marie de Barris du Boirat, âgé de 20 ans, neveu de l'ancien prieur de l'Ecole Dom Despaulx.
Louis-Auguste-Victor de Ghaisne
comte de BOURMONT

(1787-1790) + 1846
Grand Croix de la légion d'honneur et de l'ordre royal et militaire de Saint Louis, maréchal de France, ministre de la guerre, pair de France, gentilhomme de la chambre du roi.
Issu d'une noble et riche famille, qui avait donné depuis plusieurs siècles de brillants officiers à la France, il naît le 2 septembre 1773 à Freigné, dans le Maine et Loire, au château de Bourmont en Anjou.
Collégien à Sorèze de 1787 à 1790. Il entre en 1790 au régiment des gardes-françaises avec le grade d'enseigne, émigre en 1791 avec son père et sert sur le Rhin comme aide de camp du prince de Condé. Passé en Vendée en 1794, il devint major général du Vicomte de Scépeaux, adjudant-général, et tint la campagne avec des fortunes diverses, jusqu'à la capitulation du 21 janvier 1800. Il se retire en Suisse, revient secrètement en France pour prendre contact avec Pichegru, puis se réfugie à Londres. D' Angleterre, il prépare activement les élections du 21 mars 1797, s'occupant d'organiser la propagande royaliste dans les départements de l'Eure, de l'Orne et des Côtes du Nord. Il se voit confier le commandement des troupes royalistes du Maine. A ce poste, il déploit une infatigable activité, organisant une campagne de propagande, dressant les plans d'une offensive, groupant ses hommes en "divisions", toutes formées sur un même modèle, précisant jusqu'au moindre détail. Déjà, chez le jeune comte de Bourmont se manifeste cette compréhension des dispositions d'ensemble et ce souci de la préparation minutieuse qui devaient caractériser le conquérant d'Alger. Débarqué en France en septembre 1799, il réussit à grouper une armée de quinze légions pour le Maine, le Perche et le pays chartrain. Un mois plus tard, il rentre en campagne et, le 14 octobre, les troupes royalistes occupent Le Mans. Il conclut la paix avec le Premier Consul en 1800. Compromis dans la conspiration de Cadoudal, il fut enfermé au Temple en 1803, s'évada en 1805 et alla habiter le Portugal. Il y retrouve Junot en 1807 et lui offre ses services. Il revint en France en 1809 avec Junot et l'armée du Portugal et se voit de nouveau incarcéré. Mis en liberté en 1809, il sert dans l'armée d'Italie, puis en Russie avec Junot. Napoléon lui donna alors le grade d'adjudant-commandant. Il fit la campagne de 1812, puis celle de 1813, où l'Empereur le nomma général de brigade pour sa belle conduite à Lutzen (il est atteint de deux blessures au passage du Wop et à Lutzen les 1er et 2 mai 1813). En octobre, à la bataille de Leipzig, et dans la retraite qui suit, il se dépense sans compter et dans des circonstances où il unit la bravoure au sang-froid, et il ne lui reste plus, lorsqu'il arrive à Bingen le 2 novembre, que 300 hommes de sa brigade. En 1814, enfermé dans Nogent-sur-Seine avec un millier d'hommes, il résista pendant deux jours (11 et 12 février) à vingt mille Autrichiens. Cette belle défense lui valut le grade de général de division. A la deuxième Restauration, Louis XVIII, n'oubliant pas cet ancien chouan, le mit à la tête de la sixième division d'infanterie de la garde royale, à Besançon, avec laquelle il fit, en 1823, la campagne d'Espagne. En 1815 , aux Cents Jours, lorsque l'Empereur revint en France, il se rallie d'abord à lui et est nommé sur sa demande au commandement d'une division du corps de Gérard. Mais, avant tout, il était français et royaliste. Ancien chouan, il s'est joint à l'empereur des français pour combattre pour la France, tant qu'il ne combattait pas contre les " Bourbons ". Il repoussa l'Acte additionnel aux Constitutions de l'Empire, rédigé à huis-clos, publié par le Moniteur du 23 avril 1815, voté par plus de 1.500.000 suffrages et promulgué au Champ de Mars le 1er juin. Aux armées, 320 voix seulement (contre 220.000) le repoussèrent. Cet Acte prononçait la déchéance des " Bourbons ". Bourmont fut de ces 320 et dès lors, comment ne pouvait-il songer au départ ? Il pensait que son devoir était de quitter l'armée impériale, tournait les yeux vers Gand où Louis XVIII avait constitué le gouvernement royal. Il ne crut pas devoir rester fidèle à Napoléon et abandonna son commandement le 15 juin, la veille de la bataille de Ligny, trois jours avant Waterloo. Au moment de rejoindre Louis XVIII, il écrit à son chef, le général Gérard, pour lui donner les raisons de sa conduite : "Je ne veux pas contribuer à établir en France un despotisme sanglant qui perdrait mon pays, et il m'est démontré que ce despotisme serait le résultat certain des succès que nous pourrions obtenir". Sous les Bourbons, il exerce de nombreux commandements, et participe à l'expédition d'Espagne. Ministre de la guerre le 9 Août 1829 dans le gouvernement Polignac, il fit décider l'expédition d'Alger et en prit le commandement. Le 14 juin, l'armée aborda à Sidi-Ferruch, livra les 19 et 24 juin les deux batailles de Staouëli, et fit capituler Alger le 5 juillet. Charles X envoya à Bourmont le bâton de maréchal de France. Avant même que l'avenir de la Régence ne soit fixé, Bourmont va de l'avant, pousse jusqu'à Blida, fait occuper Bône et Oran dans la première quinzaine d'août. Le 11 août, le nouveau ministre de la guerre, le général Gérard lui communique officiellement la nouvelle de la Révolution de Juillet. Mais le maréchal, ayant refusé de prêter serment au nouveau roi Louis-Philippe, fut considéré comme démissionnaire et remplacé le 3 septembre par le général Clauzel. Là aussi, sa fidélité à Charles X et aux " Bourbons " l'oblige à l'exil. Il montre toujours, à bientôt 60 ans, son attachement à une cause qu'il croit juste. Il accompagne en Vendée la duchesse de Berry. Il cherchera, de l'étranger, à établir sur le trône de France Henri V, duc de Bordeaux, fils de la duchesse de Berry et petit-fils de Charles X. Il se retira en Italie et conspira, en 1832, avec la duchesse de Berry, puis passa en Portugal et en Espagne où il soutint successivement les causes de don Miguel dont il commande l'armée, et de don Carlos; il est condamné à mort par contumace en 1833. Amnistié, en 1840, ce fidèle royaliste a tout fait pour servir les représentants de la dynastie légitimiste et ... leur est resté fidèle dans l'adversité, il rentre en France. Il meurt le 27 octobre 1846 dans son château de Bourmont, où il avait vu le jour.
L'auteur Gustave GAUTHEROT, docteur ès lettres, historien, a écrit sur lui en 1926 "Un Gentilhomme de Grand Chemin", édité par Les Presses Universitaires de France.
Le texte de la CONFERENCE PRONONCEE A SOREZE
Le 19 mai 2002
"LE MARECHAL DE BOURMONT,
ANCIEN ELEVE DE SOREZE."
Par Gérald de Bourmont,
descendant direct du Maréchal.
est disponible au format WEB ou au format Word.
Louis-François-Richard-Barthélémy
baron de SAIZIEU de COURBOULES

(1783-1790) + 1842
Né à Tunis le 31 janvier 1773, où son père était consul de France. Embarqué le 1er mars 1792 comme élève de marine, il navigue sur plusieurs bâtiments pendant la Révolution. En 1799, il combat en Egypte. Lieutenant de vaisseau quelques années plus tard, il passe aux marins de la garde. Capitaine de frégate au 21 septembre 1805, il commande plusieurs navires et se bat sur l'Atlantique. En 1809 il est capitaine de vaisseau, va en Espagne l'année suivante, où il se distingue devant Cadix. Baron d'Empire et colonel des marins de la Garde, il participe à la Campagne de France. Sous Louis XVIII, il commandera la division du Levant, mais sera mis à la retraite pour avoir arboré le drapeau tricolore aux Cent-Jours. Il vécut à l'écart jusqu'en 1830 où il fut promu contre-Amiral et commandeur de la Légion d'Honneur. Il meurt à Paris le 27 mars 1842.
Charles De CORNIER
(1786-1791) + 1793
Fils du capitaine Henry-Louis De Cornier, et de Louise de Morlet, il naît le 30 août 1775 à Marmande. Elève modèle, comme l'attestent ses bulletins de notes et les lettres de ses maîtres à ses parents. En novembre 1791, trois mois après sa sortie de l'Ecole, il est à Lyon au Régiment des Chasseurs de Bretagne. Il trouve une mort héroïque le 13 octobre 1793 à l'armée du Rhin, près de Wissembourg, en se portant au secours d'un de ses hommes. Il avait 18 ans, et était sous-lieutenant au 10ème Chasseurs. Un ouvrage lui est consacré par J. De Vivié, Un cadet en 1792, Charles De Cornier (Bordeaux, 1886, 32p). C'est lui qui le 4 août 1791 écrit à sa soeur le départ de Dom Despaulx : Nous allons lui faire nos adieux. Toujours grand, cet homme ne marque aucune faiblesse. Mais comme il allait mettre le pied dans la voiture, ses larmes coulent et il nous embrasse; nos joues en sont arrosées... Ah ! Mon amie, ce souvenir me fend le coeur.
Henri-Amédée-Mercure De TURENNE
(178x-179x) + 1852
Descendant de l'illustre maison de Turenne d'Aynac, il est né à Perpignan le 23 septembre 1776. Volontaire en mai 1793 à la compagnie franche de Dragons de Toulouse, il sert sous Dugommier dans l'armée des Pyrénées. Licencié comme noble l'année suivante, il reprend du service en 1805 et rejoint l'armée d'Allemagne. En 1806, il est capitaine dans la cavalerie de la garde et officier d'ordonnance de Napoléon. Il sert en Prusse, en Pologne, au Portugal, en Espagne où il passe chef d'escadron. Dès 1809, il est titré comte d'empire, commande en Autriche un régiment de cavalerie, puis se voit confier une mission en Italie. Blessé à la Moskova, il est fait officier de la Légion d'Honneur. Colonel en 1814, il voyage à l'étranger "par autorisation du ministre de la Guerre d'août 1815 à août 1816", date à laquelle il est "admis à la demi-solde". Nommé maréchal de camp honoraire par Charles X (octobre 1827), il mourut à Paris en 1852.
Auguste GLEIZES
(1791-1798)
Joseph Marie Anne Jean Antoine Auguste, ou simplement Auguste, est né en 1791. Entré à Polytechnique le 21 septembre 1798. Fait une carrière militaire (promu Chevalier de la Légion d'Honneur à Moscou en 1812) et a terminé avec le grade de Colonel.
Charles-Nicolas FABVIER
(179x-179x) + 1855
Appartenait à une noblesse de fraîche date, puisque sa famille n'avait reçu ses lettres qu'en 1736. Né à Pont-à-Mousson en décembre 1782, il prend du service en 1804, comme sous-lieutenant au 1er régiment d'artillerie. En 1807 on le retrouve en Perse sous Gardanne, puis deux ans plus tard, l'Empereur le nomme capitaine d'artillerie de la garde. Il se bat en Espagne (1811), rejoint l'Empereur à la veille de la Moskova, où il est blessé à l'attaque de la Grande Redoute, ce qui lui vaut son brevet de colonel. Fabvier prend part à la campagne de France, puis sous les Bourbons participe à différentes conspirations militaires. Lors de l'insurrection grecque, il accourt à Athènes et y organise un corps de volontaires. Après 1830 il rentre en France, est promu maréchal de camp. Le 25 juillet 1839, il est lieutenant-général, quelques années plus tard pair de France, ambassadeur à Constantinople et à Copenhague, grand officier de la Légion d'Honneur. Il se retira de la vie publique en 1851 et mourut à Paris quatre ans plus tard, le 15 décembre.
Jules-Antoine, Baron PAULIN
(1792-1795) + 1876
Né à Sorèze le 12 mars 1782, fils d'un professeur de mathématiques et de fortifications à l'Ecole, Nicolas Rémi, beau-frère de Nicolas-Antoine Sanson. Frère de Soréziens devenus colonels, premier de sa promotion à Polytechnique. Colonel en 1814, mis en demi-solde sous Louis XVIII, il fut réintégré en 1816, créé baron par Charles X, commandeur de la Légion d'Honneur et Maréchal de camp de Louis-Philippe. On le mit à la retraite en 1844 et il mourut au château de Saint Léger (Côte d'Or) le 19 mars 1876, âgé de 94 ans.
Naples, Prusse, Eylau, Golymin, Friedland, Bautzen, Burgos, Eckmühl, Essling, Wagram.
Directeur des fortifications de Paris.
48 ans de service, 12 campagnes, c'est lui qui à Friedland disait à Napoléon : "Sire, la journée est trop belle pour ne pas la voir finir !".
Antoine-Adolphe de MARBOT
(1793-1799) + 1844
Fils d'un futur général de la Révolution, et frère aîné de l'Auteur des Mémoires, il était né le 22 mars 1781 au château de Larivière, à Beaulieu sur Dordogne. D'abord élève à Effiat, il arrive à Sorèze le 19 décembre 1793, et en part en 1799, passe peu de temps à Sainte Barbe et s'engage sous le général Lefebvre. Aide de camp de Bernadotte au moment où celui-ci conspirait contre Bonaparte, il est incarcéré, libéré et envoyé à Pondichéry. Dès lors commence pour le jeune Adolphe une invraisemblable série d'aventures dans les mers lointaines. Captif plusieurs fois, évadé, naufragé, il retourne en France par Rio de Janeiro et les Etats-Unis (septembre 1806). Aide de camp d'Augereau, il combat à Iéna, Eylau. Passe en Espagne, combat à Tudela, en Navarre, est blessé et fait prisonnier. Il s'évade par le Maroc, rejoint l'armée du Portugal, participe à la campagne de Russie où il reçoit une nouvelle blessure, est à nouveau fait prisonnier. Mis en demi-solde à la Restauration, il reprend du service en 1830 comme colonel, est promu maréchal de camp. Il meurt à Bra, près de Tulle, le 2 juin 1844.
** Jean-Baptiste-Antoine-Marcellin,
Baron de MARBOT

(1793-1798) + 1854
En colonel des 23èmes Chasseurs en 1812

Né le 18 août 1782 au château de Larivière (Corrèze), comme son frère Adolphe, dans la belle et riante vallée de Beaulieu. A 8 ans, il est mis en pension à Turenne dans un collège de filles. Trois ans après, il arrive à Sorèze le 19 décembre 1793, il y restera jusqu'à l'âge de 16 ans, en 1798. Engagé volontaire au 1er hussards, il suit en Italie son père, le général Marbot, se bat à Marengo et gagne en 1803 ses épaulettes de lieutenant. Il participe à toutes les campagnes de 1805 à 1807, est blessé à Eylau, se bat ensuite en Espagne, où il reçoit deux nouvelles blessures. En 1809, l'Allemagne, Essling et sa cinquième blessure. Il retourne en Espagne (1810), prend part comme colonel à la campagne de Russie, commande à Waterloo le 7ème hussards et y est blessé pour la douzième fois. Remis en activité en 1829, il sert l'année suivante comme général et aide de camp du duc d'Orléans. Il se bat en Afrique, est mis d'office à la retraite en 1848 et meurt à Paris en 1854. Pair de France. Grand Officier de la Légion d'Honneur, après vingt deux campagnes et treize blessures, quatre grands sièges, soixante et un combats, quatre-vingt quatre batailles.
Auteur des Mémoires.
http://www.histoiredumonde.net/Jean-Baptiste-Antoine-Marcelin-de.html + www.1789-1815.com/marbot1.htm + notre galerie. Son nom figure sur le mur sud de l'Arc de Triomphe de Paris.

Joseph-Désiré-Anselme De BERNARD
(1796-1803)
Né à Agde. Sorézien condisciple de Marcelin MARBOT, Joseph fait ces études à l'Ecole de Sorèze de 1796 à 1803.
Il entre à l'Ecole Polytechnique en 1804 et à sa sortie fait carrière dans l'armée impériale comme officier d'artillerie. Hélas, il est fait prisonnier pendant la campagne d'Espagne. Emprisonné sur les pontons anglais, et cela fut une épreuve terrible, il y resta jusqu'à la paix en 1814.
Réintégré dans l'armée avec le grade de Capitaine d'artillerie, il démissionne en 1818 pour devenir professeur à Sorèze où il se marie avec une fille de Raymond-Dominique FERLUS.
Joseph-Anselme de BERNARD est donc nommé directeur sous le titre de Vice-Gérant du collège de Sorèze, mais il dut s'engager à suivre les prescriptions imposées par le Grand Maître de l'Université Royale, Mgr de Fraissinous.
Maurice-Hugues DESTREM
(1800-1804) + 1855
Né le 31.7.1788 à Fanjeaux. Général en chef du Génie. Envoyé par Napoléon Ier en Russie.
Organisateur des canaux, routes et voies ferrées de l'Empire Russe. Créateur des fortifications de Cronstad. Mort à Saint Pertersbourg le 10 novembre 1855.
BOUSCAREN
(1816-1822)
Général de brigade
Marie-Auguste-Roland
LEVASSOR-SORVAL

(1816-1826) + 1885
Né le 23 mars 1808 à la Martinique. Général de division. Campagne d'Algérie, Guerre de 1870 : Rezonville, Gravelotte, Saint Privat. Inspecteur général d'Infanterie. Grand Officier de la Légion d'honneur. Décède à Aix dans son château de la Tourette le 24 novembre 1885.
Emile GRAND
(1819-1826) + 1836
Né en 1810 à Montauban. Polytechnicien. Capitaine du Génie. Construisit le camp de Boufarik, aida Bugeaud dans sa lutte contre Abd El Kader. Après avoir décimé les troupes d'Abd El Kader entre Tafna et Tlemcen, il est tué au siège de Constantine le 23 novembre 1836.
Clément VERNHET DE LAUMIERE
(1821-1826) + 1863
Né le 28 octobre 1812 à Roquefort en Aveyron. Polytechnicien. Général d'Artillerie. Campagne d'Algérie, Crimée, Mexique. Mortellement blessé à la tête au siège de Puebla, il meurt le 6 avril 1863.

"(...) Le colonel de Laumière prit part à la guerre d'Italie en qualité de commandant de la réserve générale de l'artillerie, et fut fait officier de la Légion d'honneur, à Milan, le 15 juillet 1859. Nommé colonel du régiment d'artillerie à cheval de la garde impériale, il occupait cette position depuis trois ans lorsqu'il fut appelé à prendre le commandement de l'artillerie du corps expéditionnaire du Mexique, commandement dans lequel il fut maintenu malgré sa promotion au grade de général de brigade, qui eut lieu le 12 août 1862, quelques jours avant son départ de France. C'est à l'assaut de Puebla, le 29 mars 1863, au moment où, placé dans la quatrième parallèle, à soixante mètres de la brèche, il observait les progrès de nos soldats, que le général de Laumière a été frappé d'une balle à la tête. Sa première parole, en revenant à lui, fut pour ordonner d'approvisionner l'infanterie de nouvelles cartouches. Explorée par les hommes de l'art, sa blessure ne fut pas d'abord considérée comme mortelle, et les premières dépêches reçues à Paris exprimaient des espérances de guérison qui ne se sont malheureusement pas réalisées. Le délire s'empara de lui dans la journée du 5 avril,et il succomba la nuit suivante. (...)" (in "Histoire de la guerre du Mexique", de Félix Ribeyre, Eugène Pick de l'Isère Editeur, Paris, 1863).

Jean-Marie-Raymond-Théobald
De BENTZMANN

(1823-1830) + 1870
Né le 8 mai 1812 à Malines - Belgique. Polytechnicien. Général de division. Expédition de Chine. Combat de Pa-Li-Kao. Blessé au siège de Paris le 26 août 1870, il est mort dans la nuit du 25 au 26 décembre 1870.
Etienne-Gabriel-Edmond
NAYRAL DE BOURGON

(1826-1832) + 1893
Né le 10 novembre 1813 à Montpellier. Saint Cyrien. Général. 14 campagnes (Algérie plusieurs fois, Crimée, Malakoff, Alma, Sabastopol, guerre de 1870 : Rezonville, Saint Privat). Commandeur de la Légion d'Honneur. Décédé le 17 mars 1893 à Paris.
Marie Dominique Edouard LAPERRINE D'HAUTPOUL
1854-1859) + 1884
Né à Carcassonne le 29 octobre 1846. Il passa cinq ans à Sorèze (1854 à 1859), s'engagea dans les dragons en 1863, sortit de Saumur avec le n° 1, y demeura comme sous-maître de manège, car il était cavalier accompli, admiré souvent par Napoléon III, et fut envoyé à Saint-Cyr. Sous-lieutenant en 1870 au 9ème cuirassier, il inaugura sa rude vie de guerre d'abord dans l'armée de la Loire, puis dans l'armée de l'Est, et son régiment fut de ceux qui réussirent à rentrer à Lyon en traversant le Jura et à éviter ainsi l'internement en Suisse. Mais c'est en Algérie, où il fut dirigé en 1879 avec le grade de capitaine au 1er chasseurs d'Afrique, après un nouveau passage à Saumur et à Saint-Cyr, qu'il déploya les qualités d'ardeur et de commandement qui attirèrent l'attention sur lui. Il commanda les nouvelles prouesses légendaires de ses vaillants cavaliers dans l'expédition de Nizab, puis dans celle de Tunisie, pendant laquelle, épuisé de fatigue et malade même, il ne cessa de marcher et étonna, par son énergie, le général Saussier. Grand et bel officier à tournure élégante et à fine moustache blonde, doué d'un sang-froid remarquable et connaissant à fond son métier, au courant des questions militaires, soigneux des détails, suffisamment entraîné d'ailleurs, il se trouva à la hauteur de la mission qui lui fut donnée au Tonkin, où il débarqua le 3 février 1884. Il y commanda le détachement de volontaires envoyés par son régiment. Il montra les plus solides qualités militaires dans les combats journaliers de la colonne Duchesne sur Lang-Son. Au combat de la clairière du Bac-Lé, chargé de couvrir une faible troupe d'infanterie en retraite et vigoureusement poursuivie par de nombreux ennemis, il se dévoua pour sauver la colonne principale d'un désastre imminent. Il eut trois chevaux tués sous lui. Sous le feu des Chinois, il fait relever les blessés par des coolies; mais une nouvelle salve tirée à portée de pistolet effraye si fort les porteurs qu'ils fuient éperdus. Le capitaine Laperrine se tourne vers ses soldats : " Camarades, leur crie-t-il, les chasseurs d'Afrique ont toujours sauvé les blessés. Pied à terre ! ". En un clin d'oeil, les cavaliers sautent à bas de leur monture et y chargent les blessés, tandis que les Chinois, furieux de voir la proie échapper à leur cruauté, redoublent leur feu. Dans la suite de la campagne, les chasseurs d'Afrique du capitaine Laperrine se multipliaient avec une telle activité, souvent courant les routes quand tous dormaient au campement, que les officiers leur disaient en les voyant rentrer au petit jour: " On ne voit que vous; vous êtes donc un régiment ici ? ".
La conduite du capitaine lui valut la croix de la Légion d'honneur, le 23 mai 1884 une citation dans le rapport du général en chef et l'inscription d'office, par ordre du ministre, sur le tableau d'avancement au choix. Mais tant de fatigues et de privations avaient prématurément usé sa vie: si son âme restait de fer, ses forces s'affaiblissaient de jour en jour; il dut quitter son cher détachement du Tonkin pour aller les rétablir dans un climat meilleur. Il vint rejoindre à Paris sa jeune femme qui, si elle l'avait suivi jusqu'à Laghouat, n'avait pu le suivre sur les rives du fleuve Rouge; et c'est entre sa mère et elle que la mort, bravée si souvent sur les champs de bataille, vint le saisir, mais non le surprendre, le 27 décembre de l'année 1884, si brillamment commencée. Sans peur et sans reproche, il la vit venir avec la résignation et les espérances d'un chrétien fidèle à Dieu comme au patriotique devoir.
* Charles-Marie-Esprit ESPINASSE
+ 1859
Né le 2 avril 1815 à Castelnaudary. Entre à Saint Cyr en 1833. Campagnes d'Algérie et d'Italie. Commandeur de la Légion d'Honneur. Général de division. Campagne de Crimée. Ministre de l'Intérieur puis sénateur. Tué à la bataille de Magenta à la tête de sa division le 4 juin 1859.
Marius-Auguste-Hyacinthe DOUZANS
(1859-1865) + 1898
Né le 18 juin 1848 à Banyuls sur mer. Entre dans la marine, comme ses frères, en 1865, aspirant le 2 octobre 1868, enseigne de vaisseau le 15 août 1870. Au 1er janvier 1879 il est sur la canonnière HYENE à Toulon. Lieutenant de vaisseau le 29 janvier 1879.
Au 1er janvier 1881, sur le "MYTHO", affecté au service réguliers des transports pour la COCHINCHINE (Pierre Charles DEW┬TRE, Cdt).
Au 1er janvier 1885 (nomination du 21 juillet 1883), commandant le torpilleur N°45, auprès du Vice-amiral Amédée COURBET, Commandant en chef l'Escadre d'Extrême-Orient.
Le 23 août 1884 au matin, le Lieutenant de vaisseau DOUZANS commandait le torpilleur N°46 au combat de FOU-TCHÉOU, chargé de porter son engin explosif contre la carène du croiseur "YANG-OU". L'attaque réussit, la torpille de 13 kgs, poussée au bout de la hampe vient exploser au milieu bâbord du "YANG-OU". Le croiseur chinois doit aller s'échouer pour éviter de couler. Un obus atteint le 46 et crève la chaudière. Immobilisé mais ayant rempli sa mission, il dérive en aval et va mouiller près des navires américains et anglais, dont les équipages le saluent de leurs acclamations.
Chevalier de la Légion d'Honneur, le 30 octobre 1884
Capitaine de frégate le 23 octobre 1885.
Au 1er janvier 1886, il est à Toulon.
Officier de la Légion d'Honneur, le 3 mai 1889.
Le 7 mars 1892, Commandant l'aviso-transport "DRAC", Station navale de TERRE-NEUVE".
Capitaine de vaisseau le 10 février 1893
Le 1er janvier 1894, Commandant le croiseur "SUCHET" en essais à Toulon, puis en 1895, en Escadre de Méditerranée.
Au 1er janvier 1896, il est à Toulon.
Il Commande le "SUCHET" en 1895.
Au 1er janvier 1897 (nomination du 23 octobre 1896), Chef de la Division navale de COCHINCHINE, et commandant la "TRIOMPHANTE", Ponton stationnaire à SA¤GON, guidon du Chef de division.

Campagnes de Tunisie, de Tonkin et de Chine, héros de Fou-Tchéou.
Commandant de la Division navale de Cochinchine. Créateur du port militaire de Saïgon. Mourut le 10 novembre 1898 à Djibouti des suites de la guerre en Chine.
Buste inauguré lors des fêtes de Pentecôte le 22 mai 1899.
Sa page dans l'espace tradition de l'Ecole Navale
Sylvestre DOUZANS
(1838-1841) + 1917
Frère aîné de Marius, Sylvestre Jean Joseph DOUZANS naît le 29 décembre 1932 à Banyuls.

Sa biographie sur le site Traditions de l'Ecole Navale

Marie-Joseph-François-Henri
LAPERRINE D'HAUTPOUL

(1871-1876) + 1920
Né le 29 septembre 1861 à Castelnaudary. Entré à l'École spéciale militaire de Saint-Cyr en octobre 1878; sous-lieutenant en octobre 1880; fait aux chasseurs d'Afrique la campagne du Sud-Oranais et de la Tunisie; est en septembre 1881 au 4ème chasseurs d'Afrique et y fait la connaissance du lieutenant De Foucault dont il était le condisciple à Saint Cyr en 1876; lieutenant au 1er spahis le 29 juillet 1885; envoyé au Sénégal en 1889; campagnes du Bahol, du Djolot; expédition au Soudan, sous le général Archinard, contre Ahmadou et contre Samory en 1890 et 1891; capitaine au 2e régiment de dragons en novembre 1891; chevalier de la Légion d'honneur en avril 1892; capitaine au 2e escadron soudanais en octobre 1893; campagne contre Samory, marche sur Tombouctou; envoyé aux spahis sahariens méharistes en 1897 (Touat, Soucara, ln Salah et les Forts); chef d'escadron au 7e chasseurs à Sampigny (Meuse) le 7 octobre 1899; gouverneur militaire au Touat.
Général de brigade en 1912. Grande Guerre. Participe aux combats d'Ypres, à Verdun, doit repartir en 1917 au Sahara à cause des insurrections. Liautey le nomme commandant des territoires sahariens où la situation s'est détériorée depuis l'assassinat du Père De Foucault le 1er décembre 1916. Général de division en 1918. Mort le 5.3.1920 au Sahara après un accident d'avion, victime de son dévouement. Il se laissa mourir de faim et de soif pour que ses camarades survivent. Il était l'ami du Père de Foucault, il est enterré à côté de lui au Hoggar. Son buste fut inauguré le 1er juin 1925 en présence du général d'armée D'Amade. Sa dépouille mortelle repose aujourdh'hui dans le cimetière Saint Michel de Carcassonne.
Jules GABOLDE
(1892-1894)
Général d'Artillerie
Jean GABOLDE
(1895-1898) + 1911
Né le 22 juin 1882 à Saint Pons. Enseigne de vaisseau. Victime de son dévouement lors de la catastrophe du cuirassé "Liberté", en rade de Toulon, le 25 septembre 1911.
José QUEVEDO Y CHIEZAAu sortir de Sorèze, il devient garde de la Marine, participe au combat de Santa Maria contre l'escadre anglaise de Rodney et y est fait prisonnier. Après sa captivité, il réintègre la Marine, où en 1795 il commande le Santa Clara comme capitaine de frégate. Quevedo effectue diverses missions en Amérique, puis aux Canaries y apportant armes et renforts. En 1805, il se bat à Trafalgar dans l'escadre franco-espagnole, participant à toute l'action. Hostile aux Bonaparte, il prend part à l'insurrection, occupant au retour des Bourbons des postes importants. Teniente général en 1825, il devint ensuite (1831) capitaine général et président du Supremo Tribunal de Guerra y Marina (1834) et mourut exerçant encore ses fonctions.
Gaëtan César De VILLASTELLONE
+ 1848
Comme son frère, né à Turin. De même que son aîné, il entre dans les troupes piémontaises, y sert contre la France de 1792 à 1796; mais trois ans après s'engage dans les troupes françaises, s'y conduit vaillamment puisqu'il est nommé capitaine sur le champ de bataille de Vérone (1799) après avoir été blessé à la main. Aide de camp de Bessières en 1805, on fait de lui, l'année suivante, un écuyer du roi de Hollande, puis il est détaché à l'Etat-major de l'armée hollandaise. 1809 : il sert en Autriche, est promu colonel, puis suit Bessières en Espagne. Général de Brigade en 1812, il occupe les fonctions de chef d'Etat-Major de Ney, et participe à la campagne de Russie. Blessé à la défense du pont de Hambourg, il est cité à l'ordre du 13ème corps de la Grande Armée. Naturalisé comme son frère, il est en 1815 secrétaire général du ministère de la Guerre, puis en 1819 inspecteur de l'infanterie. Définitivement retraité en 1848, il devait s'éteindre à Toulouse la même année.
Jean MATHIS
(1887-1896) + 1915
261ème régiment d'infanterie. Sergent-chef des Grenadiers de bataillon. Licencié es-lettres. Officier d'académie. Professeur au Lycée de Nimes. Cité à l'ordre du jour du régiment et de l'armée, décoré de la Croix de Guerre. Tué le 30 juin 1915.
Maurice De BUTLER
(1896-1897)
Né le 25 juillet 1885 à Morlhon (Aveyron). Lieutenant au 4ème Cuirassés. Tombé au champ d'honneur et décédé des suites de ses blessures à l'hôpital complémentaire n°4 de Rennes le 15 septembre 1914. Cité à l'ordre de l'armée. Chevalier de la Légion d'honneur à titre posthume.
Jacques De MONTCABRIÉ
(1899-1903)
Né le 19 août 1885 à Royan. Capitaine à la 6ème batterie du 20ème Régiment d'artillerie de campagne, tué à l'ennemi le 2 décembre 1914 à Paschendaele en Belgique. Croix de guerre.
Christophe De SARTIGES
(1897-1903) + 1914
Dominique-Maximilien-Christophe. Médaille militaire. Croix de Guerre. Tué à Plain-Woelsch, en Lorraine le 20 août 1914. Sergent-fourrier au 92ème Régiment d'infanterie.
Henri DARTIGUELONGUE
(1905-1912) + 14-18
Sous-lieutenant. Saint Cyrien de la promotion La Grande Revanche. Ancien porte-drapeau de l'Ecole en 1912.
Vicomte Jules MERLE de la BRUGUIERE de LAVEAUCOUPET
(1907-1910) + 1914
Saint Cyrien. Sous-lieutenant aux Chasseurs d'Afrique. Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre avec palme. Tué le 6 septembre 1914 à Escardes, près de Courgivaux (Marne) au moment de la contre-attaque des grenadiers de la garde prussienne. Citation : excellent officier, très ardent et très brave, véritable exemple de courage et de sang-froid. Tombé glorieisement le 6 septembre 1914 au combat d'Escardes, en entraînant ses hommes à l'assaut d'une position puissamment défendue.
Henri De PINS
(1911-1912) + 1916
Henri-Raoul-Marie, comte de Pins. Maréchal des logis aux 21ème Chasseurs à cheval. Décoré de la Croix de Guerre. Médaille militaire. Tombé le 2 mars 1916 à Verdun à 22 ans. Citation : Brave sous-officier; a pris part depuis la mobilisation à toutes les opérations du régiment comme brigadier et maréchal des logis; a été pour tous un exemple de gaité, d'entrain et de bravoure. Tué à son poste dans la tranchée.
Louis DAYDE
(1879-1888) + 1916
Colonel, commandant le 294ème d'infanterie. Officier de la Légion d'honneur. Décoré de la Croix de Guerre. Tué en 1916.
Charles ALEGRE DE LA SOUGEOLE
(1903-1907) + 1916
Sous-lieutenant au Groupe Léger du 12ème Dragons.
Décoré de la Croix de Guerre,
proposé pour la Légion d'Honneur. Citation à l'ordre de la division. Citation : Officier renommé au groupe léger de la 2ème division de cavalerie pour le courage et le sang-froid dont il avait donné des preuves multiples dans de nombreuses reconnaissances d'avant-postes. Officier d'élite exemple de dévouement tombé le 2 mai 1916 en faisant abriter ses hommes au cours d'un bombardement.
25 ans.
Tué le 2 mai 1916 près du moulin de Schüler à Guewenheim en Alsace à 22 ans.
Joseph CODDERENS
(1897-1901) + 14-18
Capitaine d'artillerie. Décoré de la légion d'Honneur et de la Croix de Guerre. Ancien Sergent-Major de l'Ecole.
Gérard,
Comte de PEYTES de MONTCABRIÉ

(1903-1908) + 1917
Maréchal des Logis de cavalerie. Pilote-aviateur à l'escadrille N62. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre avec palme et étoile. Tué le 22 juillet 1917 au cours d'une mission aérienne périlleuse sollicitée par lui. Citation : Maréchal des logis de cavalerie, détaché sur sa demande dans un corps d'infanterie, s'est toujours fait remarquer par son courage et sa belle énergie. Affecté ensuite comme pilote à la N62, a sollicité dès son arrivée à l'escadrille l'honneur d'accomplir une mission importante au cours de laquelle il a trouvé une fin glorieuse.
Jules VALAT
(1897-1905) + 1917
Né le 28 juin 1888. Ancien sergent-major de l'Ecole. Brigadier au 226ème d'artillerie. Tué par un obus le 23 octobre 1917 en montant à l'assaut de Sancy (Aisne) lors de l'attaque du Chemin des Dames, étant volontaire pour l'Artillerie d'assaut (les premiers chars, sans moteur et sans blindage); inhumé au cimetière de Condé sur Aisne. Citation : chef de pièce d'un courage et d'un dévouement exemplaire; a dirigé le tir de sa pièce sous un bombardement très violent. Volontaire pour servir des canons d'accompagnement d'infanterie d'assaut pendant l'attaque, est tombé glorieusement à la tête de ses hommes. Croix de guerre. Médaille militaire. 2 citations.
Hugues De BONNEFOY
(1909-1911) + 1918
Candidat à saint Cyr, engagé volontaire, sous-lieutenant au 9ème cuirassés à pieds. Commandant du peloton de canons de 37. Chevalier de la Légion d'Honneur. Croix de Guerre avec palme et étoile. Tombé glorieusement le 17 mai 1918 devant Lassigny dans une attaque partielle victorieuse. S'était distingué tout particulièrement le 5 mai 1917 à l'attaque du moulin de Laffaux. Citation : le 17 mai, lors d'un coup de main, chargé d'appuyer une unité d'attaque en prenant à partie des mitrailleuses repérées les jours précédents, a préparé sa mission avec des soins extrêmes et s'en est acquitté de la façon la plus efficace. A été tué au cours de l'action, à côté d'une de ses pièces.
Roger GOUBEAU
(1905-1910) + 14-18
Lieutenant. Pilote-aviateur. Chevalier de la Légion d'honneur. 5 citations.
Pierre De SAHUQUE
(1910-1912) + 1919
Maréchal des logis au 10ème Dragons. Adjudant pilote aviateur. Décédé en juin 1919 des suites de maladie contractée aux armées.
Vous pouvez retrouver d'autres anciens morts pour la France sur cette page, notamment pour les morts aux guerres de 39-45, Indochine et Algérie.


Anciens ayant leur buste
Autres notices individuelles

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