Association Sorézienne

Natalya

Le 30 décembre 1998, l'Association recevait un message électronique de Russie, de Natalya A. Gutina.
Pour être plus exact, de Petrozavodsk, en Carélie, à 350 kms au nord-est de Saint Petersbourg.

Elle nous disait :


"Je viens de visiter le site de l'Association, et je le trouve superbe !
Raisons pour la visite ? J'adore le général Marcellin Marbot, un des élèves illustres de Sorèze; j'ai lu ses mémoires - mon livre préféré. Cette année à Paris j'ai passé plusieurs heures aux cimetières cherchant sa tombe. J'ai été heureuse d'apprendre que son buste est dans la galerie de l'établissement, que son nom figure dans La Sorézienne. Dommage qu'il n'y ait pas de photo de son buste, mais en tout cas je vous suis très reconnaissante pour avoir cité mon héros sur ces pages. Je vous souhaite joyeux Noël et bonne année.
Qu'elle soit celle de prospérité pour Sorèze !
Amitiés, Nathalie"
A la suite de quoi, le Webmaster Internet de notre Association répercutait sur notre secrétaire général préféré la demande de photo du buste.
Jean-Michel Gorsse lui envoyait donc le texte suivant sur notre grand ancien, et le Webmaster ajoutait ce texte sur notre site Internet :

Le Baron de MARBOT (1795-1798)

MARBOT (Jean-Baptiste-Antoine-Marcellin, baron de), Sorézien 1795-1798, grand officier de la Légion d'Honneur, Chevalier de l'ordre des Trois Toisons d'or, chevalier de Saint-Louis, grand-officier de l'ordre de Léopold de Belgique, grand-croix de la couronne de chêne de Hollande. Lieutenant général, aide de camp de LL. AA. RR, le duc d'Orléans et le comte de Paris, pair de France. Né à Beaulieu (Corrèze) en 1782. Vingt-deux campagnes, et quelles campagnes ! treize blessures, quatre grands sièges, soixante et un combats, vingt-quatre batailles constituent des états de service exceptionnels. La publication de ses Mémoires fit retentir son nom comme un coup de tonnerre et le fit entrer dans la gloire populaire, où il restera à côté de Napoléon, à côté de Ney, Lannes, Davoust et Masséna.

Peu de livres eurent le succès de celui-ci. Non seulement il arrivait à son heure, à une époque où la France écoeurée commençait à jeter les yeux vers son passé et à réveiller le réconfortant souvenir des grandeurs anciennes, mais encore il avait toutes les qualités susceptibles de plaire à la race. Simplicité du ton, récits de vaillances, grandes choses évoquées d'un mot, bonne humeur toute gauloise, et ce je ne sais quoi encore que nos auteurs du seizième siècle appelaient " la gaieté des armes ". Ils sont pleins de vie, ces Mémoires; ils courent, légers, alertes. Ils ont l'attrait du roman d'aventures et la grandeur du poème épique. Je me résume d'un mot : ils sont nationaux.

Marbot était né le 18 août 1782, au château de Larivière, en Corrèze.
Son père, Antoine, devenu sous la Révolution général de division, l'amena avec lui à l'armée d'Italie, comme engagé volontaire au Ier hussards dès sa sortit de Sorèze.

A peine soldat depuis quelques semaines, Marbot, dans une reconnaissance, fait prisonniers 17 hussards autrichiens et les ramène au général Séras, qui le nomme maréchal des logis. Un mois plus tard, à Mondovi, il s'empare avec son peloton d'une batterie ennemie et Championnet, le fait sous-lieutenant sur le champ. Après le siège de Gênes à l'état-major de Masséna, il rejoint le Premier Consul, à Marengo et prend part à la bataille. Rentré en France, il est nommé lieutenant en octobre 1803.

Avec le 7ème corps, il fait la campagne de 1805 et prend part aux combats d'Engen, de Stoekah, de Bregenz, de Feldkirch, à la bataille d'Austerlitz, il porte les ordres au général Rapp au milieu de l'effroyable mêlée du plateau de Ratzen.

Eu 1806, il est à la bataille de Saalfeld, au combat de Kahla, à la bataille d'Iéna, et plus lard en Pologne, aux combats de Kolozomb, de Sochoczyn et de Golymin.

Nommé capitaine le 1er janvier 1807, il se trouve à Eylau. Blessé à la tête et au bras en portant un ordre, il est sauvé par sa jument, la fameuse Lisette, qui, blessée elle-même, devient folle de douleur, enlève d'un coup de dents la figure d'un grenadier russe, ouvre le ventre d'un officier, puis, regagne Eylau dans un galop furieux.

Passé à l'état-major du maréchal Lannes, Marbot est avec lui à Heilsberg le 10 juin 1807, à Friedland le 14. En 1808, ils sont en Espagne, et, le 23 novembre, Marbot est chargé d'apporter à l'Empereur la nouvelle de la bataille de Tudela. Attaqué en route par des carabiniers espagnols, il reçoit un coup de sabre sur la tête et ses dépêches sont teintes de son sang. En décembre, Lannes dirige le siège de Saragosse, et Marbot, chargé de conduire huit compagnies de grenadiers à l'assaut du fort de Santa-Engracia, reçoit sa quatrième blessure, une balle dans le flanc gauche.

En 1809, c'est de nouveau l'Allemagne. Marbot est à Abensberg, à Eckmühl, à l'assaut de Ratisbonne, où il passe la brèche en tête des colonnes d'attaque, aux applaudissements de ses hommes. Le 22 mai, à la bataille d'Essling, il gagne, au prix d'une cinquième blessure, l'épaulette de chef d'escadron et le titre de chevalier de l'Empire. Et ce sont encore les journées de Wagram, de Kornen-burg, de Guntersdorf, de Znaïm, où il est de nouveau blessé.

En 1810, Marbot fait la campagne du Portugal avec Masséna, assiste au siège de Ciudad-Rodrigo, aux batailles ou combats de Busaco, Fornos, Fuente-Cuberta, Miranda de Corvo, Foz de Arunce, Guarda, Fuentes d'0ñoro, d'où il rapporte deux nouvelles blessures et un congé de six mois au cours duquel il épousa Mme Desbrières. L'Empereur lui fit l'honneur de signer au contrat.

Marbot quitte alors les états majors pour prendre, comme colonel, le commandement du 23 ème chasseurs à cheval, avec lequel il fait la campagne de 1812 dans le corps d'0udinot. Pendant des mois, le 23 ème ne cesse de combattre et charger, son colonel toujours en tète à Wilkomir, Dünabourg, Drouia, Jakoubowo, Kliatitsoui, Sivotschina, Valensoni, Polotsk, Barisow, Zawniski, Plechtchénitsoni, et malgré tant de combats, tant de fatigues, tant de charges folles, malgré les épreuves de la retraite, le régiment rentre en Allemagne en 1813, toujours monté, armé, n'ayant perdu que 355 hommes sur I018. Ce résultat lui valut les éloges directs de l'Empereur.

Le 23 ème fait la campagne de 1813 dans le corps de Sébastiani. On le trouve à la Katzbach, à Wackau, à Leipzig, à Hanau. Marbot rapportait d'Allemagne trois nouvelles blessures, la croix d'officier et le titre de baron.

En 1815, il commande à Waterloo le 7ème hussards et reçoit sa douzième blessure.

Proscrit le 15 juillet 1815, il écrivit en exil une critique des Considérations sur la guerre du général Rogniat, qui lai valut de Napoléon un legs de 100 000 francs.
Remis en activité en 1829, il dut à la Révolution de 1830 le grade de général et le poste d'aide de camp du duc d'Orléans. Il le suivit au siège d'Anvers en 1832, à l'expédition de Mascara en 1833, à celle des Portes-de-Fer en 1839, et en 1840 il recevait, à l'attaque du col de Monzaïa, sa treizième et dernière blessure. Ce fut son dernier geste de guerre.

Des fonctions honorables et pacifiques remplirent ses dernières années jusqu'en 1848, où, le 6 juin, la République nouvelle le mit d'office à la retraite. Le héros de Pologne et d'Espagne devait porter ombrage aux politiciens, la chose était fatale. Il s'en consola aisément, vécut à Paris d'où sont sortis ses Mémoires, et mourut le 16 novembre 1854, laissant à son pays un magnifique exemple de vaillance et d'énergie.

La baron de MARBOT (1795-1798)


Natalya nous répondait alors :
Cher Jean-Michel,
Je vous remercie pour votre réponse et la biographie de mon héros. En effet, les Mémoires de Marbot est mon livre préféré (j'en ai même deux éditions, une achetée au Musée de l'Armée); chaque fois que je vois son nom, mon coeur se remplit de joie. Savez-vous ce que m'a dit la vendeuse dans la boutique du Musée de l'Armée quand j'y achetais le second volume des mémoires de Marbot ? "Maintenant je sais ce que c'est que le bonheur !" Dommage que je n'aie pas eu assez de temps à Paris pour que mes recherches de sa tombe soient couronnées de plein succès; mais je n'ai pas perdu l'espérance. Je n'ai jamais été à Sorèze, je peux seulement l'imaginer d'après les mémoires de Marbot.
Est-ce que beaucoup y a changé depuis ? Je vous souhaite bonne année pour 1999, qu'elle soit pour vous celle de bonheur. Amitiés,
Nathalie
Réponse de Jean-Michel :
Chère Nathalie, Je pense effectivement que vous avez dû surprendre cette brave dame, gardienne de nos trésors militaires. En France, hélas, bien peu de gens doivent connaître Marbot. Mais comme vous le voyez, à Sorèze, les Soréziens veillent sur leur histoire et la protègent.
Petite question, comment se fait il que vous soyez si amoureuse de Marbot, d'où vient cette passion, l'histoire de France est elle si bien enseignée en Russie ?
Pour voir l'Ecole où vécu Marbot, tapez cliquez sur la page : index.html.
Les photos vous feront découvrir Sorèze. Le lieu n'a pas changé depuis deux siècles dans l'ensemble et à de rares exceptions, seuls les aménagements intérieurs ont dû se modifier au fil du temps.
A partir de ce moment, les anciens, alertés, se sont déchainés : à commencer bien sûr par Jean-Paul Bossuge et Serge Decourt. Chacun y allant de son invitation, Jean-Paul rappelant que ce n'est pas un problème pour lui, il a une baraque à Sorèze ! Serge, de son côté, proposant de lui faire profiter de sa science des lieux, et de l'inviter à Saint Ferréol.
Jean-Paul :
Jean-Mi
Nathalie, la place rouge.... fait fantasmer. Dis-lui que j'ai une maison à Sorèze (construite en 1731) et que je me ferai un plaisir de l'héberger quand j'y serai (NDLR : JP, tu n'y es jamais !). A défaut d'estampes japonaises je lui montrerai le buste de son héros. Invitez-la à Pentecôte et qu'elle ramène du caviar.
J-Paul Bossuge.
S'ensuit toute une série de mails entre anciens sur un sujet épineux : qui a la prééminence ?
A ce stade, nous en sommes au 6 janvier et Natalya répond à Serge (c'est la première fois qu'il vous fait profiter d'un courrier personnel !) :

Bonjour Serge,
Tout d'abord je veux vous remercier pour avoir fait voir mon message aux soréziens. J'ai reçu beaucoup de messages qui m'ont fait grand plaisir.
Quelques "info" sur moi : j'ai 21, je suis en dernière année à l'université pédagogique de Petrozavodsk; ma ville se trouve au nord de Saint-Petersbourg, 350 km environ. Je m'intéresse beaucoup à l'histoire militaire, napoléonienne en premier lieu. Il y a quelques années j'ai appris l'existence des mémoires de Marbot, "les meilleurs sur l'époque". L'année passée en France, au cours de la visite d'échange universitaire, j'ai employé la grande partie de mon loisir à trouver ces fameux mémoires. Et me voilà charmée et saisie!
Surtout après avoir vu son portrait en colonel des chasseurs... ;-)
Je m'intéresse bien à ces réunions des anciens. Comment ça se passe d'habitude ? Est-ce toujours pour la Pentecôte ?
Amicalement,
Nathalie
Et hop, un autre échange épistolaire :
Serge DECOURT :
Chère Nathalya, ne me remercie pas,
c'est tellement normal de partager des intérêts communs !
Les messages envoyés dans l'organisation des anciens élèves de Sorèze, c'est tout à fait normal, parce que peu d'entre nous connaissent l'histoire de Marbot. Et c'est aussi pour nous l'occasion de nous remémorer celui qui y a un buste et surtout dont le nom est dans "La Sorézienne".
Conseil, Nathalie : ne vas jamais à Paris ou ailleurs en France sans nous avertir, tu seras reçue - je n'ose dire royalement, ou même impérialement -, mais encore mieux.
Nos réunions, oui, ont lieu effectivement à Pentecôte, nous sommes généralement une centaine.
Si nous nous occupons aujourd'hui de promouvoir la mémoire de Marbot dans notre Association, c'est essentiellement grâce à toi.
Merci mille fois.
Serge.
Et Natalya répond :
Cher Serge,
Je suis très heureuse de contribuer, un tant soit peu, à la meilleure connaissance des Illustres de Sorèze.
Merci pour votre "conseil" ! J'ai été deux fois en France - l'année passée avec les étudiants de mon groupe universitaire, et cette année - chez une amie (russe) qui habite aux environs de Paris. J'adore la France - ce pays de mes rêves d'enfance, où il y a tant de monuments historiques. Et la patrie de Marbot (pas seulement de lui)...Dommage que les crises économiques en Russie donnent si peu de possibilités pour voyager - on attend que la situation améliore, mais toujours en vain.
Passez une bonne journée. Je suis toujours heureuse d'avoir de vos nouvelles.
Amitiés,
Nathalie
Que fait alors Jean-Michel Gorsse, sans prendre aucune précaution ? Il avertit les 150 anciens ayant une adresse email :
Le feuilleton continue !
Dans ma dernière réponse à Nathalie, je lui demandais :
> Petite question, comment se fait il que vous soyez si amoureuse de
> Marbot, d'où vient cette passion, l'histoire de France est elle si bien
> enseignée en Russie ?
Et voici sa réponse :
>Si je suis si amoureuse de Marbot (eh oui, je suis !), la Russie n'y est
>pour rien. L'histoire de la France n'est pas très connue ici; peut-être un
>peu la Révolution, les bolcheviks se croyant héritiers des jacobins, ou la
>campagne de 1812 (pas la plus intéressante du point de vue militaire, à mon avis).
Mon interêt principal dans la vie porte sur l'histoire napoléonienne,
militaire par excellence;
Marbot est pour moi l'archetype de ces officiers vaillants
qui savaient si bien se frayer le passage à
>coups de sabre et lisaient Plutarque après les batailles.
>Je suis bien avisée (et peinée) que les mémoires de l'Empire ne sont pas
>dans l'agenda des écoliers francais. Je crois qu'ils méritent y être du
>moins pour leur style. Mais la situation n'est pas différente en Russie. Il
>est vrai que les crises successives (vous avez sans doute entendu parler de
>la dernière qui a mis tous le pays à genoux) nous enlevent tout goût pour
>les beaux-arts : on a d'autres préoccupations. Mais ainsi on sacrifié ce qui
>est de plus precieux dans l'homme : sa capacité de se consacrer à l'interêt
>qui n'est pas son travail mais sa vie. Je suis heureuse d'avoir trouvé cet interêt.
>Quelques questions sur Sorèze : où il se trouve exactement ? Je peux
>l'imaginer plus ou moins, mais c'est tout. Grace aux photos sur le site j'ai
>pu enfin voir ce lieu dont j'avais tant lu, et j'en suis bien contente!
>Amitiés, Nathalie
Ô que de justes rappels et que de bon sens. l'Occident est parfois amnésique mais notre histoire nous rattrape parfois !
Voila que nos jacobins seraient les pères des bolcheviks. Enfin, enfin quelle idée !
C'est promis, nous invitons Nathalie à Sorèze pour la Pentecôte. Jean-Paul Bossuge, notre malicieux petit Consul de France au pays de Mickey et qui possède, me dit-il, une petite maison XVIII dans Sorèze (Nathalie adore l'histoire), s'est déjà proposé de lui offrir le clos et le couvert. Je vois que la diplomatie française est encore pleine de vitalité, c'est bon signe.
Quant à l'ami Serge Decourt, il s'est déjà proposé d'offrir l'hôtel. C'est moins romantique (et ta soeur ?), mais très efficace. Gageons que si Nathalie ne rencontre pas le fantôme de Marbot dans l'Ecole, elle n'aura pas de mal à croiser notre galanterie si française !
Amitiés soréziennes.
La réponse de Natalya :
Cher Jean-Michel,
Je vous remercie vivement pour votre offre généreuse. Mais j'hésite si je dois l'accepter. Le voyage implique toujours beaucoup de choses : logement, repas, transport dans l'intérieur du pays, assurance médicale etc. Le billet d'avion est très cher : 420-450 US dollars (il s'agit de l'avion russe qui atterrit à Charles de Gaulle), et la somme peut encore légèrement augmenter vers mai : ici, avec l'économie instable on n'est jamais sûr. Vous voyez que cela fait beaucoup et je ne veux en aucun cas vous faire des problèmes. Certes, la tentation de voir le lieu célèbre de Sorèze est forte, et la région de Toulouse est celle que je connais peut-être le moins. A propos, merci pour m'avoir indiqué le lieu exact. J'avais eu des suppositions que Sorèze devait être quelque part près de Toulouse et Castelnaudary - Marbot nomme ces lieux. Comment y accède-t-on de Paris ? J'ai encore quelques questions concernant la réunion de la Pentecôte. Où logent les participants ? Combien de temps restent-ils à Sorèze et comment sont organisées les journées ?
Amitiés, Nathalie
Aussi sec, Jean-Mimi enchaîne :
Je propose donc que l'association prenne à sa charge le billet d'avion pour qu'elle puisse être parmi nous à la Pentecôte. 450 $, cela ne fait que 2500 F, ce qui n'est pas dispendieux.
Après 70 ans de paradis et 5 ans de bonheur économique, elle l'a bien mérité.
Par ailleurs, si nous sommes 100 à donner 20 F pour les faux frais, nous couvrirons le billet d'avion Paris/Toulouse et "toutti quanti".
Sur place, transport, gîte et repas ne posent aucun problème, nous sommes suffisamment nombreux dans la région pour lui offrir tout ces services. Jean-Paul Bossuge c'est même proposé de lui conter l'histoire de Sorèze ! Que demander de plus.
Amitiés Soréziennes.
Les anciens se déchaînent
NATHALIE : QUELQUES MESSAGES DE SOREZIENS !
FRANCOIS MAZAUD (Francois.Mazaud@fao.org)
Je trouve l'idée excellente et suis prêt à contribuer. La proposition de JP Bossuge ne m'étonne pas il ne changera donc jamais :

SERGE DECOURT (sdecourt@soreze.com)
Pour Natalya, aucun problème.

JEAN PAUL BOSSUGE
...".La place du Capitole était vide, devant moi marchait Nathalie...
les plaines d'Ukraine, le cassoulet, on a tout mélangé.".. etc
Faudra se préparer à revoir les paroles de la chanson de Bécaud.
Amitiés
J-P Bossuge

JEAN CLAUDE HUON (jean-claude.huon2@wanadoo.fr)
Puis-je faire quelque chose pour notre amie ? AOM ou Air Liberté sur PERPIGNAN.
Il me suffit de la date de son arrivée par AOM ou Air Liberté entre
Paris et Perpignan, je me ferais un plaisir de l'accompagner où nous aurons
le plaisir de l' accueillir. Je me charge en outre de réduire le coût du
Paris >>> destination finale Perpignan . Dites-moi ce que je peux faire!
J'aurai tant de plaisir à accueillir notre petite amie sorézienne.
Un accueil lui sera réservé.
Avec Médias, Transport et Hébergement gratuits.
Merci de bien vouloir me compter parmi vos participants pour la
cotisation pour le voyage vers nous/et retour de notre amie !
En toute affection "Sorézienne"

Et Jean-Michel d'ajouter :
Chère Nathalie,
Comme vous avez pu le découvrir dans les lignes ci-dessus, l'invitation que je vous ai adressé suscite bien des "passions".
Sorèze est une grande famille et des Soréziens, il y en a partout. c'est donc bien le bout du monde si nous n'arrivons pas à vous faire venir à Sorèze dans les meilleures conditions. Ne vous inquiétez pas du prix du billet d'avion, car il y aura au moins 150 Soréziens à la Pentecôte et lorsque l'on divise ses petits problèmes matériels par 150, cela ne fait plus grand chose ! D'ci février, nous pourrons commencer à organiser l'expédition.
Il n'y aura qu'une seule condition à votre venue, il faudra que vous nous fassiez participer à votre passion pour Marbot en quelques mots. Nous sommes très attachés à l'histoire de notre école et ce sera une excellente occasion de faire revivre un moment d'histoire du Collège.
Vous êtes le meilleur exemple qui démontre que l'histoire peut être vivante et qu'elle peut créer des liens d'amitiés.
A nous de nous en occuper car elle nous appartient.
Voilà pourquoi votre venue est importante pour nous.
Amitiés, JMG
A tous les Soréziens ! Merci de participer au "feuilleton de Nathalie". J'ai bien enregistré l'aide que vous proposez, elle sera bien utile. Vous pouvez commencer à parler de la Pentecôte autour de vous car plus on est de fous, plus on rigole ........
Au 18 janvier 99 :
Bon, ce soir il y a encore " du neuf " pour notre amie Nathalie.
Commençons par les messages :

- Pour Nathalie pas de problèmes, je suis aussi prêt à participer à ses frais de voyage. Sorèze est connu mondialement et en voici encore la preuve !
Dommage que nos chers étudiant en France n'aient pas une telle connaissance de l'histoire, évidement avec l'Europe on est mal parti...
( DAFONSECA@matif.fr )

- Je suis bien heureux de constater que tous les efforts que tu as mis dans la création du site sur Internet portent des fruits. Félicitations!
Quant à notre charmante vedette, j'aurai grand plaisir à cotiser non seulement aux frais associés à son pèlerinage, mais aussi au bonheur de Jean-Paul Bossuge, Jean Claude "le Catalan" et autres Soréziens particulièrement bien attentionnés à l'égard de Nathalie...
All the best, Quentin Backhouse ( qb@noil.co.uk )

En ce qui concerne notre petit camarade de jeux, Serge Decourt, depuis sa Bretagne profonde et humide, il marque des points en douce et vient de tenter d'obtenir la photo de Nathalie. Mais cette dernière n'étant pas équipée de scanner, n'a donc pu répondre à son désir. ( et chtoc !!!)

Cet après-midi, un "outsider" vient de rentrer en liste, il s'agit de Jean-Christophe Bossuge ( ne confondez pas avec Jean-Paul ). Jean-Christophe, ancien président de notre Association, à l'occasion traîne ses guêtres à la planification des vols d'Air France. Il vient donc de nous proposer de faire obtenir à Nathalie un billet avec une réduction maximum. Sympa non ?
( j.c. Bossuge )

Jean-Christophe écrit :
Chère Nathalie, j'aurais donc besoin que tu m'indiques ton âge (plus ou moins de 25 ans) et ton adresse personnelle en Russie. Dès que nous aurons décidé de la date de la Pentecôte nous serons en mesure de t'envoyer ton billet.
Lorsque le Tzar Alexandre III fut l'hôte de la France, il nous offrit un pont qui porte encore son nom et qui permit aux parisiens de traverser la Seine. Nous t'offrons donc ce billet pour te permettre de traverser l'espace, c'est bien la moindre des choses de notre part. Hé oui, les vieilles nations ont deux choses en commun, un brin de savoir vivre et beaucoup d'Histoire.
Voilà, il ne t'est donc plus possible de refuser l'invitation des Soréziens.
Dès que j'aurai ton adresse je te ferai parvenir une vidéo qui résume les 40 dernières années de notre Collège et une reconstitution historique de l'époque où Marbot y était élève ainsi qu'un disque laser de la fanfare de l'Ecole où tu pourras écouter la "Marche Consulaire à Marengo", marche de Banaparte que Marbot devait souvent entendre. Tu n'arriveras donc pas à Sorèze en terre inconnue.
P.S. Lorsque tu viendras, pourrais tu nous apporter de Russie une bouteille de vodka à l'herbe de bison ? Nous risquons d'avoir soif lors de la soirée des anciens le samedi soir ! En échange de quoi, nous t'ouvrirons les bouteilles de champagne au sabre, comme les officiers de la Garde Impériale, d'où l'expression bien française : sabrer le champagne !


Le 1er février, tombe une triste nouvelle sur nos téléscripteurs ...
Natalya ne pourra pas être des nôtres pour la Pentecôte 1999. En effet, les dates de ses examens (Université de Carélie) ne peuvent être avancées ou reportées, malgré nos demandes auprès de Boris. Triste, mais faudra faire avec.


L'état de l'art au 12 février 1999 ...
Message de Natalya au Sécrétaire général :

Bonjour Jean-Michel,
En attendant le colis, je suis en train de préparer les documents pour une affaire dont je vais vous parler. J'ai le projet de venir faire mes études en France cet automne. Je me suis mise en rapport avec le Professeur Tulard, et il a consenti a diriger ma thèse. Le plus intéressant est que cette thèse a pour sujet "Le Général Gazan" qui est lui aussi un des anciens de Sorèze ! (Plus ancien que Marbot, mais aussi un général napoléonien.) J'ai trouve son nom dans la section des "Bustes des illustres de l'Ecole de Sorèze". Mais pour parvenir a ce but, il faut d'abord obtenir une bourse du gouvernement. C'est justement pour cela que je vais a Saint-Petersbourg dans trois semaines. Je dois dire néanmoins que j'ai peu de chances pour cette bourse, étant étudiante à la fac des langues étrangères et non d'histoire. Cette bourse est accordée par les français du Consulat général de Saint-Petersbourg. Vous imaginez comment j'aspire a l'avoir ! C'est pour cela que je vous avais demandé des renseignements à propos des archives (Merci pour avoir remarqué la faute de genre !). Je compte faire entrer toutes les références possibles dans mon projet d'études à présenter au Consulat. J'aurai aussi a subir un examen de français, avant de participer au concours. A vrai dire je n'ai pas beaucoup d'espérance voyant les raisons ci-dessus, mais SI le miracle s'accomplit, je pourrai sûrement être présente à la fête de l'école ce novembre (il serait beaucoup plus facile de venir de Paris que de Petrosavodsk, en fait !).

A bientôt, Nathalie

Notre secrétaire général répond :

En premier lieu, ton directeur de thèse est il bien le professeur Jean Thulard de l'Institut, si c'est le cas, c'est un homme remarquable, plein d'humour, et qui participe avec des personnages comme Jean Dutour de l'Académie Française ou Alain Paucard, écrivain, à la rédaction de pamphlets contre de ce que l'on appelle chez nous le "politiquement correct". Leur dernier livre est "Ils en font trop !" du Club des Ronchons, Édition l'Age d'Homme.
Est ce que Thulard possède un e-mèl ?
En ce qui concerne ta bourse, envoie un message à Jean-Paul Bossuge et à Henri Olry de Labry de ma part. Ils doivent bien avoir une "vieille copine" au consulat de Saint Petersbourg pour te donner un coup de main. Hein ! les gars, vous allez bien l'aider notre Nathalie nationale ? Non ? Et si vous ne vous bougez pas le train arrière je vous multiplie par 10 le montant de la cotisation à l'Association pour faire venir Nathalie à l'oeil, pour la Sainte Cécile !
Mais comme ils sont des garçons charmants, ils ne te refuseront rien !
Amitiés Soréziennes.


Mi mars, suite à notre envoi de cassette vidéo et de disque laser à Nathalie, elle répond :
Le colis vient d'arriver; pas de cachets postaux sur l'enveloppe indiquant la date, mais a ce qui me semble cela a pris quatre semaines au moins. C'est loin, la Russie !
Les films sont extrêmement intéressants, pour ne pas dire plus !
Si je ne me trompe pas, le buste de Marbot apparaît une fois ? J'ai cru le reconnaître.
Je n'ai pas encore écoute la musique, mais La Sorézienne dans les films m'a beaucoup impressionnée ! Certaines choses m'ont beaucoup surprise d'ailleurs, comme ce jeu de basket a cheval !
Hier je suis revenue de Saint-Petersbourg où j'avais déposé mon dossier de demande de bourse. J'ai eu l'entretien de motivation. On m'a dit que c'est l'ambassade de France à Moscou qui décide, et qu'ils accordent toujours la préférence aux sciences exactes et non aux sciences humaines. Malgré tout l'intérêt de mon dossier j'ai très peu de chances.
Jugez de ma déception !
Rien n'est encore perdu, mais le découragement subsiste. En tout cas, il faut attendre la réponse de l'ambassade.
Merci beaucoup pour le colis, et... j'attends de vos nouvelles.
Amitiés à tous les Soréziens. Nathalie
Octobre 99, " elle va finir par y venir, à Sorèze !"
Son message du 13.10.99 :

" Je suis de retour de mes vacances; cette année cela a été bien organisé, car j'ai pu revoir la France, principalement la région de la Charente et les environs de Paris. Je n'ai pas pu aller jusqu'à Sorèze - le point extrême au sud a été le département de Corrèze et la maison natale de Marbot. En principe, ce voyage fut en grande partie consacré à Marbot - le château de La Rivière, la maison natale de sa mère à Laval, la Cere, son château de Bra, puis les châteaux des membres de leur famille,le tombeau du frère de Marbot qui lui aussi fut Sorézien, à Altillac, on a même bu un coup chez les descendants de Marbot à Autoire, et puis le Musée de l'Armée et les objets lui ayant appartenu, sans oublier bien sur le Père-Lachaise et la tombe de mon héros. Voilà ! il ne reste que Sorèze.
A Boulogne-sur-Mer j'ai passé deux jours dans le camp des reconstitutions avec le 8eme bataillon de marine impériale de Rochefort (BIM), et ils m'ont raconté qu'ils avaient eu un bivouac a Sorèze. Ils en ont gardé un excellent souvenir. J'ai même vu les photos du bivouac. Je suis sûre qu'un jour ce sera mon tour de visiter Sorèze.
En ce qui concerne mes futures études en France et le Général Gazan, je n'ai rien obtenu pour cette année, mais je ne désespère pas, et il est bien probable que l'année prochaine j'aurais plus de chance. Le Sorézien Gazan mérite bien une biographie, n'est-ce pas ? Comment allez-vous ? Je serai heureuse d'avoir de vos nouvelles. Amitiés aux Soreziens, et à bientôt ! "
Nathalie


Natalya


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