Association Sorézienne

Pentecôte 2012 : vendredi 25, samedi 26 et dimanche 27 mai

Le compte-rendu

Les retrouvailles de Pentecôte présentaient cette année un programme particulièrement attractif à l'occasion du 150ème anniversaire de la mort du père Lacordaire et de nombreux anciens ont, dès le vendredi 25 Mai et jusqu'au dimanche 27 retrouvé plein de souvenirs. Cette Pentecôte est à marquer d'une pierre blanche avec la venue de beaucoup de jeunes anciens. L'un d'entre eux, Idesbald LINOSSIER, a bien voulu nous donner ses impressions que nous vous livrons à la fin du compte rendu.

Samedi 26 Mai

A 11 heures les anciens étaient à la salle des Illustres en compagnie des membres du bureau de l'association pour accueillir le colonel Yann TALBOURDEL commandant le régiment de Légion Etrangère de Castelnaudary accompagné du Capitaine VIDALO, du lieutenant NICOLAS, de l'adjudant chef DOUAY à la tête d'une délégation d'une vingtaine de légionnaires ainsi qu'Albert Mamy, Maire de Sorèze. Une gerbe a été déposée au monument aux morts de toutes les guerres par le colonel accompagné par Bernard Montcerisier et Christian Vialle représentant les anciens Soréziens anciens combattants. Le maire de Sorèze a bien voulu faire une exception et lire, un peu en avance, le message du gouvernement pour les cérémonies d'anniversaire du 8 Mai 1945.
Peu d'anciens intervenant dans la pièce de l'après-midi avaient pu se joindre à la cérémonie. Les autres étaient retenus à l'auditorium (ancien théâtre) par Francis Grand, metteur en scène hyper consciencieux de la pièce qui souhaitait finir sa répétition et regrettait beaucoup de ne pouvoir s'associer à cette cérémonie.

Le repas qui suivit au réfectoire des rouges (ex réfectoire des bleus) regroupait environ 80 Soréziens et leurs épouses, les officiers de la légion, Albert Mamy, MM Jacques SICART et Bernard Sylvestre, membres du Souvenir Napoléonien, conférenciers de l'après-midi ainsi que M Ghestin président régional du Souvenir Napoléonien.
La Sorézienne terminait le repas et les acteurs rejoignaient les ultimes répétitions des scènes avec les membres du 18ème de ligne, arrivés seulement à midi à Sorèze.

La conférence « Les Soréziens dans l'épopée Napoléonienne » débute à 15h30 à l'auditorium. Jacques SICART aidé par Bernard Silvestre pour la vidéo a présenté une fresque très complète des Soréziens de la période de l'empire sans oublier les « Royalistes », tous les grands serviteurs de l'Empire, civils et militaires pour terminer par d'Hautpoul et Marbot les plus prestigieux. Un compte rendu plus complet de la conférence est disponible en cliquant sur le lien.
Au moment où M. Sicart évoquait dans sa conférence la vie prestigieuse du Général Marbot, Bernard Quélin, l'acteur qui devait jouer son rôle dans la pièce prévue après la conférence faisait une chute dans l'escalier descendant des réfectoires dans la cour des Rouges. Son état était suffisamment grave pour le transporter d'urgence à l'Hôpital de Castres avec une côte cassée et une menace de pneumo-thorax. (Il y restera une bonne semaine avant de regagner son domicile, en ambulance et sous oxygène !). Les organisateurs, en catastrophe, ont pourvu au remplacement imprévu des 2 rôles joués par Bernard (le maître d'arme et le général Marbot).

A 18 heures les trois coups étaient donnés de la représentation théâtrale de la pièce « Le Rêve passe à à Sorèze ». Les acteurs dont la distribution des rôles peut être consultée en cliquant sur le lien, avaient fait un effort particulier pour se retrouver dès le vendredi matin pour répéter avec beaucoup de zèle et forts éclats de rire.
Près de 200 personnes, rangés, impatients sur les fauteuils de l'ancien théâtre n'ont pas ménagé les applaudissements aux anciens qui reprenaient leur rôle 58 ans plus tard avec quelques kilos en plus et beaucoup de cheveux en moins aidés par des anciens aussi jeunes à un rien prés. Une Sorézienne ronflante terminait la représentation à laquelle assistaient Albert Mamy et quelques personnalités locales.
La vidéo de cet événement dont la presse locale s'est fait l'écho peut être consultée ici : http://youtu.be/IcwAUd3kMU4.

Le repas et la soirée chez Michel Pierson étaient particulièrement animés avec les commentaires de la pièce et souvenirs de l'époque des années 1950-1960. A la fin du repas, une vidéo réalisée par Yves Reberga et Gaston Bergasse était projetée reprenant des vues prises par le père d'Yves pendant le carrousel de la Pentecôte 1957 et présentant une reprise équestre réalisée, le mois dernier, par les élèves du Lycée Agricole de Touscayrats qui avaient revêtu l'uniforme de l'école. Ce spectacle aurait du être présenté dans le parc de l'Ecole le dimanche 27 Mai mais n'a pu finalement être réalisé ainsi qu'une reprise d'anciens Soréziens pour des raisons techniques.

Dimanche 27 Mai

Si nous avions déjà eu, pour célébrer le 150ème anniversaire de la mort du Père Lacordaire, deux messes dites pas des Dominicains, une télévisée et l'autre radiodiffusée, cette messe a été plus traditionnelle, dans le genre de celles que nous avons connues alors que nous étions élèves.
La très grande connaissance de la vie du Père Lacordaire par le Père Laffay nous a ensuite permis de suivre, dans sa conférence, la vie de celui qui, dès son jeune âge, semblait être destinée à l'Education, qui s'est battu pour elle et qui à la fin de sa vie a créé son chef d'œuvre, l'Ecole de Sorèze.
Le Père Augustin Laffay, qui a exercé dans les collèges dominicains et qui a gardé de nombreux liens, par son image, nous a rappelé celles des Dominicains que nous avons tant aimés. Le Père Dastarac dont le portrait avait déjà illuminé la salle de théâtre où s'est jouée sa pièce. Le Père Montserret, récemment décédé qu'il avait vu longuement peu avant son décès, dernier Dominicain à avoir quitté l'Ecole. Le Père Martin, seul de cette époque encore vivant et tant d'autres qui reposent en paix au cimetière de l'Ecole. Le texte de la conférence.
La prière sur le tombeau du Père Lacordaire, où ont été associés ces trois Pères, a été un grand moment d'émotion.
Le Père Laffay a été déchargé récemment des fonctions de prieur du couvent de Toulouse pour se consacrer entièrement à son grand projet de création d'une base de données biographiques sur la vie de tous les frères Dominicains de France depuis Lacordaire (environ 4500 religieux). Des informations sur ce travail vous sont données sur le site dans la page "Journal de l'Association et des anciens", au 28 juin.

Le repas de midi, réunissait près de 110 anciens et leurs épouses dans les 2 réfectoires des Bleus et Rouges. Grace à JM Languillon qui avait distribué un document avec les paroles, La Sorézienne fut particulièrement réussie.
Après le repas, les anciens ont pu récupérer, pour ceux qui avaient souscrit, ou acheter, pour les autres, auprès d'Anne Marie Denis la dernière et ultime version des Soréziens du 20ème siècle et s'extasier sur le travail accompli par René RAMOND et Serge DECOURT qui ont été félicités et remerciés chaleureusement.
L'assemblée générale de l'Association Sorézienne a eu lieu à l'auditorium à 15h sous la présidence de Jean-Hugues Vasen. 60 anciens y ont assisté et 13 autres s'étaient fait représenter. Le compte rendu peut être consulté sur le site. L'équipe sortante du Conseil était chaudement félicitée pour tout le travail accompli depuis plus de vingt ans tandis que les vœux de réussite étaient prodigués au nouveau conseil qui regroupe des anciens de toutes les périodes.
A l'issu de l'assemblée générale, le conseil d'administration se réunissait pour élire son bureau composé comme suit :

Président : Gaston Bergasse (53-61)
Vice-président : Bertrand Géli (56-58)
2ème vice-président : Idesbald Linossier (88-90)
Secrétaire : Philippe Martinel (51-59)
Secrétaire adjoint : Pierre Delage De Luget (53-58)
Trésorier : Patrick Chabin (60-69)
Trésorière adjointe : Myriam Moretti (86-89)

En conclusion le nouveau Conseil formule le vœu de réunir au sein de l'association toutes les générations d'anciens. Il lance un appel à toutes les bonnes volontés et initiatives pour arriver à animer une structure élargie à mettre en place dans le temps afin de développer notre Association pour que vive la Mémoire de notre Ecole à laquelle nous sommes attachés. Le chemin est long mais la volonté est ferme et il y a beaucoup d'anciens à inviter à nous rejoindre pour mener à bien cet ambitieux souhait.

Le procès-verbal de cette assemblée générale.

Chacun peut nous contacter, nous conseiller, nous aider, il y a une foule de manières pour «participer » !
Merci par avance de «rassembler » vos camarades et avec eux venir gonfler nos rangs pour gonfler notre «trésorerie» et ainsi pouvoir envisager l'avenir avec ambition dans l'intérêt de toutes et tous.

La Pentecôte des Jeunes Anciens

(vue par notre Ami Idesbald LINOSSIER, deuxième vice Président)

Si nos grands anciens ont vécu de grands moments d'émotion en se retrouvant quelques 50 ans plus tard pour certains, celle des plus jeunes se retrouvant près d'un quart de siècle après leur départ de l'école n'a pas été moins forte. Nous avions connu pour beaucoup la fin de Sorèze qui avait, à jamais, laissé dans les gorges l'amertume salée d'un sentiment d'inachevé, le profond désespoir de la fin de notre jeunesse mourant avec les toits éventrés de notre vieille école. J'avais revécu ce parcours initiatique il y a 9 mois en prenant la tête de l'hôtel, comme une revanche sur le temps et les éléments.
J'avais la conviction que rien n'était mort, l'école n'étant pas que dans les bâtiments, mais à jamais dans le cœur des anciens, le privilège d'en accueillir un bon millier cette année, tous marqués m'a conforté dans ce sentiment. De quelques mois à quelques années dans notre établissement ils ont gardé cet indescriptible esprit de corps, cette camaraderie inexplicable mais si réconfortante à l'heure ou l'individualisme est le modèle prôné partout et par tous (ou la plupart).
Mais, trêve de digression, revenons à la Pentecôte et ce retour des jeunes anciens dont certains n'avaient pas remis les pieds dans nos murs depuis 22 ans. Sitôt revu, sitôt réadopté les uns les autres. Nous étions près d'une vingtaine des années 90, une petite dizaine des années 80-85 et les années 70 et suivantes complétaient afin de faire des jeunes anciens une cinquantaine de trublions décidés à donner à leur retrouvailles des allures de noces de Canaa. Mieux encore, en plus de ces quelques anciens, les réseaux dit « Sociaux » nous permettaient d'associer par procuration une vingtaine d'autres anciens qui n'avaient pu ou osé nous rejoindre cette année.
A notre palmarès, point de spectacle, même si nous nous sommes tous rendus, attendris mais chahuteurs, applaudir nos pairs, juste une soif (étanchée en partie au bar) de savoir ce que chacun est devenu et ce que la vie a offert ou repris à chacun, présent ou non : La phrase la plus entendue : « et Untel, t'as des nouvelles ? ».
La soirée chez Michel et son cassoulet, assez salé pour appeler la soif, s'est faite le prélude d'une fin à l'hôtel, intergénérationnel sous la musique envoûtante de Bruno Micheli, prés d'une cinquantaine d'anciens de tous âges se sont quittés vers une heure en entonnant la Sorézienne, sans texte et sans partition mais avec ce tout petit supplément d'âme que font les rencontres.
Ce qui l'advint ensuite restera à Sorèze, des défilés nocturnes au commandement de 2 états-majors réunis à l'ode à notre bon roi Louis. A ce dernier propos, j'ai été ravi des réactions du personnel de l'Abbaye Ecole et de l'hôtel, qui loin d'y voir un quelconque manque de respect, y a vu la résurgence de l'esprit potache que certains voulaient perpétuer avec ses principales définitions en tout point respectées : Amuser, mais ne point blesser (ni moralement, ni physiquement) et ne point nuire (pas de dégâts, pas de coût induit). Mercredi dernier encore Louis avait gardé son manteau d'hermine.
Sur Facebook, toutes ces péripéties relayées ont déjà convaincu une petite vingtaine de jeunes absents cette année à nous rejoindre l'an prochain.
Lors du repas du Dimanche, découvrant avec regret, que les jeunes n'avaient pas eu la volonté ou le sentiment d'appartenance suffisant à l'association pour intégrer son conseil d'administration, certains de ces derniers, des années 70 et suivantes, se sont violement réveillés et ont désiré de manière un peu anarchique et précipitée se présenter pour ne pas se sentir exclus d'une école qu'ils se surprennent à aimer de nouveau. Ce n'est pas la forme mais le fond qu'il faut en retenir, à savoir qu'aujourd'hui toutes les générations (relativisons, les plus jeunes sont tout de même des quadra) sont désireuses d'apporter leur pierre à l'édifice et d'être un chainon de l'assoc.

Idesbald LINOSSIER


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